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Votre rédactrice Bénédicte Mouchard est à votre écoute au 06.84.43.62.68, 
et pour toutes vos annonces pour  "Les Bons Plans" e.mail
eawy@hotmail.fr

Faits de société

Fait de société : action caricative

 

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Une seule affiche, un seul but: collecter des médicaments pour la Centrafrique. Vous êtes une association, un professionnel ou un particulier, n'hésitez pas à partager le document comme affiche ou tract (formant A3, A4 ou A5): au sein de votre entreprise ou celle des proches, il vous suffira d'ajouter votre adresse pour devenir points de collectes et participer à cette opération.


Peu importe votre situation géographique, contactez-nous aux numéros encadrés et nous nous organiserons pour récupérer les colis. 
15 min pour trier vos médicaments = 15 min pour sauver une vie! 


Merci de faire passer le message "3 TONNES DE MÉDICAMENTS GRATUITES POUR LA CENTRAFRIQUE". Merci à vous.
 

 avec Assoc Jadci,Solidarite CentrafriqueReconstruction Urbanisme CentrafriqueCpde CentrafriqueAssos Pikali,Associationahca CentrafriqueAmina M'BowJ-Charles MenguiNotre Paix D'abord CentrafriqueAsso Pamor,Ab Aminata Brigitte EvenementCyriaque Kokouendo,Evelyne Yalissou BongoEugénie DieckyGeraldine ZoungoulaAsso SewatibeafricaMedina Koné,Charles-Urbain GoritJean-michel GamborSandrine Moussa GuiabaPatrick MbayeAlexis Bayoka-Dieka,Médard Polisse-bébéMadeleine Ewo BeboaEugene Pehoua-PelemaChou Bilel XtraJose Piongaye,Georges GreboutouArmande Love MalepaEvelyne Aniela AngeJudith PounguiAimard Bienvenu Guinon,Narcisse Junior Griss-bembeMarie-noelle Ndjadder KpekoSainte-union NgatchouVirginie Baikoua,Sapologie Centrafriquaine Clovis KatoumbaLolita Adianie Djimtoloum-kosseCentrafrica Montpellier,Noel EN RcaFlorentine SissaDecacharel Anais,Collectif Centrafrique Solidarité NpdcJoséphine Mandaba-BornouEst Dor et Nicoletta Quazzolo.

 


 

Fait de société : Ne pas oublier

Signons pour la reconnaissance du genocide tziganes

 

"L'association " STOP A LA DISCRIMINATION CONTRE LES VOYAGEURS" engage cette pétition afin que la france reconnaissance le génocide a part entiere de notre peuple pendant la seconde guerre mondiale.

A savoir que l'Implication de la France date  de la fin XIX siècle :

 

À partir de la fin du XIXe siècle, un ensemble de facteurs d’ordre socio-économique, politique, idéologique concourent à assimiler les Tsiganes à des étrangers et des « asociaux indésirables ».

La présente contribution tente d’examiner comment, sous la Présidence de la République d’Armand Fallières(9eme President de la Republique Française du 18 Fevrier 1906 au 18 Fevrier 1913), la mobilité tsigane a fait l’objet d’un traitement administratif hostile.

L’attitude des pouvoirs publics à l’égard des « nomades » français et étrangers s’est déployée en effet autour d’un dispositif législatif et policier que l’on peut résumer ainsi :

surveillance, identification, contrôle. Après le recensement général de 1895 de tous les « nomades, bohémiens et vagabonds », suivi du fichage des « nomades » par les Brigades régionales de police mobile créées en 1907 à l’initiative de Clemenceau, un projet de loi du gouvernement daté du 25 novembre 1908 voit le jour, « relatif à la réglementation de la circulation des nomades ».

Le projet, conjugué avec les mesures émises plus tard à la Chambre et au Sénat par les commissions du vagabondage et de la mendicité, donnera lieu à la loi du 16 juillet 1912 sur le port du carnet anthropométrique d’identité.

Cette loi discriminatoire et disciplinaire, qui allait durer près de soixante ans, sans susciter aucune critique au sein du discours juridique dominant, constitue l’étape majeure dans le processus de contrôle et d’identification utilisé par la République envers les Tsiganes.

 

L’assignation à résidence des nomades en temps de guerre:

 

Les Tsiganes furent avec les communistes et les étrangers les premières

victimes de la déclaration de guerre.

 

Le 13 juin 1938 :

 

En France a commencer la première vague d'Internement dans les Camps .

Les enfants Tsiganes sont alors chassés des ecoles .

 

27 Juillet 1939 :

 

Arrestation de nombreux tsiganes en France et Condamnation de tous les Tsiganes à l'Extermination en Camps .

 

De 1939 a 1945 :

 

Internements de tsiganes Français dans les Camps Français, tels que Saliers, Montreuil -Bellay et beaucoup d'autres ! avec un total de plus de 40 camps d'internements en france

A savoir et qui est tres important , que ces arrestations etaient toutes effectuées par les representant de lois Français (gendarmerie ) et appuyer par le President Français et ministres .

 

 

Hors trois questions sont toujours restés en suspens sans jamais aucunes reponses :

 

- Pourquoi seule une minorité de Tsiganes vivant en France et etant Français fut victime des persécutions nazies pendant l'occupation ?

 

- Quel etait la position de la France et de son President a ce moment là ?

 

- Pourquoi les derniers Tsiganes ne furent libérés des Camps Français que Deux ans apres la libération du Territoire Français ?

 

Trente mille Tsiganes français ont été internés dans des camps en France., sachant que pendant la guerre au total , sont morts 700.000 Tsiganes !

 

La Population Tsiganes  à vécu l’enfer, d'’octobre 1938 avec les premières déportations de Tziganes jusqu'en 1946 (deux apres la liberation du territoire Français ) !

 

Il serait juste que l'Etat Français reconnaisse son Implication et sa Responsabilité , car ce n'est pas un due , mais un devoir de rendre justice et Hommage a toute la population Tsiganes Française ."

Juan de Juana chaos, auteur de cette pétition

 

Pour participer à cette pétition, la signer,  il suffit de cliquer sur le liens suivant :

http://www.petitions24.net/reconnaissance_du_genocide_tziganes

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Belbeuf : plus si affinité

 

LES APEROS CELIBATAIRES

Du 13/06/2014 au 12/12/2014.

Belbeuf : Clubbing & Soirées - DISCOTHEQUE LE MOULIN ROSE

68 Route de Paris

RN15

76240 BELBEUF

 

A l’instar des Afterworks , le Moulin Rose lance un tout nouveau concept de début de soirée TOUS LES 2éme VENDREDI DU MOIS de 19h à 23h + prolongement discothèque jusqu’à 5h inclus.

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Destinée aux CÉLIBATAIRES, les apéros du 2éme vendredi vous proposent:

 

  • Buffet froids & Tapas
  • Speed Dating
  • Love Box
  • Musique multi généraliste jusqu'à 23h ( rock, disco, slow, Zouk, année 80)
  • Discothèque de 23h à 5h
  • Tarif :  18,00 €

 

Fait de société : une honte

 

Quand les grandes marques

cautionnent l'esclavage

 

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Fait de société : Violence anti-Rroms

 


Rassemblement pour tous les Darius des quartiers vendredi 18 h à Pierrefitte

La voix des Rroms

membre du

GROUPEMENT JUSTICE POUR TOUS LES DARIUS  DES QUARTIERS*

appelle à 

un RASSEMBLEMENT pour que Justice soit rendue à Darius et sa famille, contre le racisme d'Etat, et la montée de la violence dans les populations

VENDREDI 26 JUIN 
à partir de 18 h
 devant la Mairie de Pierrefitte
A 19h30 se tiendra à l'Eglise de Pierrefitte une  veillée en présence de l'évêque de Seine-Saint-Denis, et de Missoum Chaoui, président des associations musulmanes de Pierrefitte, et aumônier régional. 
*Composé, par ordre alphabétique, de : Aclefeu, Al Dante, Association « Tsiganes, les oubliés de l'Histoire », Association Phrales, Association Regards de voyageurs, Association Rromeurope, Association Tchatchipen, Association TUKKI, Banlieue + , Bboykonsian, Brigade anti négrophobie (BAN), Collectif de soutien de l'EHESS aux sans papiers et aux migrant-e-s, Collectif de soutien aux sans papiers du Val d'Oise, Collectif urgence notre police assassine, Comité Local MRAP de Saint-Denis, Coordination contre le racisme et l'islamophobie (CRI), Frachi (Fédération Régionale des Acteurs Intervenants auprès des vieux migrants), Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP ), HIA Network France, La voix des Rroms, Lumières & Couleurs 93, Parti des Indigènes de la République (PIR), Première ligne, Regards de femmes tsiganes, Réseau 1427 de soutien aux Rroms de Saint-Denis, Section LDH de l’EHESS (Ecole pratique des hautes études en science sociale), UFAT (Union Française des associations tziganes), Union juive française pour la paix (UJFP), Zonzon 91, Zonzon 93


 
S’il est un motif raciste à l’acte atroce dont Darius a été victime, il est à chercher dans la déshumanisation des “Roms” par  le discours public depuis dix ans. Si cette violence politique ne cesse immédiatement en actes et en mots, il se pourrait bien que l’image interdite du corps martyrisé du jeune Darius meurtri dans un caddie en zone urbaine sensible préfigure l’état où sera dans un avenir prochain l’ensemble de la République en péril.
Pour l’éviter, le Groupement Justice et Paix pour tous les Darius des quartiers appelle à un rassemblement vendredi 27 juin à 18 heures devant la mairie de Pierrefitte, où il exposera aussi sa position à la presse.
Vendredi 13 juin, Georghe C., dit Darius, 16 ans, Rrom, de nationalité roumaine, a été sauvagement battu et laissé agonisant dans un chariot en bordure du quartier ruiné de la « cité des poètes » à Pierrefitte en Seine-Saint-Denis. Cette agression indique que la classe politique a fait franchir à l’ensemble de la société française un seuil supplémentaire vers sa désintégration.
La société civile consciente et active attend de la classe politique un sursaut et une remise en question radicale de l’exercice de sa fonction.  Sans quoi, le mal dont est pris le corps social progressera encore par ses deux extrémités suivant un processus d’auto -alimentation: d’une part croissance de la peur et banalisation de la violence dans la population et d’autre part croissance de l’idéologie raciste/fasciste dans les élites politiques, économiques et culturelles.  C’est au progrès de cette idée que servirait une guerre raciale où s’abîmerait la population.
Le maire socialiste de Pierrefitte, premier responsable de l’abandon des hommes, des femmes et des enfants, sur le territoire, dont élu, il est en charge, sans mot aucun pour la victime et sa famille,  appuie dans ses déclarations à la presse les soupçons de larcin pesant sur le jeune homme. Il prive donc d’ores et déjà son corps mourant de l’état de victime, excluant, - en conscience,  - que justice puisse lui être rendu, délivrant ainsi un véritable permis de tuer, et augmentant la violence à tous les niveaux.
Depuis dix ans, le discours public procède à la déshumanisation d’hommes, de femmes, et d’enfants, étrangers résidants, dans une extrême précarité sur le territoire de France, et publiquement identifiés comme « Rom ».  S’il est un motif raciste à l’acte atroce dont Darius est la victime il est à chercher dans cette déshumanisation, initiée et entretenue par les élites, au plus haut niveau de l’Etat.
La persécution par les pouvoirs publics des bidonvilles où vivent quelques milliers de Rroms roumains et Bulgares, est en réalité l’aspect le plus spectaculaire de la violence politique faite aux habitants de tous les quartiers populaires, parmi lesquels les habitants abandonnés de la « cité des poètes », privés d’emplois, de logements décents, de droit à l’éducation et à la culture, et stigmatisés comme « immigrés »,  « musulmans », « sauvageons ».
Au-delà du traumatisme et de l’immense tristesse, de la douleur qui revient à sa famille, et auquel doit se joindre, dans le plus grand respect, le plus grand nombre, la justice doit être impérativement rendue ! Ce drame doit servir d’ultime alerte ! Si la violence politique infligée à tous les habitants des bidonvilles comme des quartiers ne cesse immédiatement en actes et en mots, il se pourrait bien que l’image interdite du corps martyrisé du jeune Darius, meurtri dans un caddie en zone urbaine sensible, préfigure l’état où sera dans un avenir prochain l’ensemble de la République  en péril.

 Faits de Société : Les soldes

 

Elles commencent demain : Les soldes

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Dates des soldes 2014

Publié le 28.04.2014 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Les soldes d’été ont lieu du mercredi 25 juin au mardi 29 juillet 2014.

Au niveau national, les soldes saisonniers sont autorisés pour une période de 5 semaines.

Ils doivent débuter, à partir de 8 heures du matin :

  • le 2e mercredi de janvier (ou le 1er mercredi si le 2e est daté après le 12) et
  • le dernier mercredi du mois de juin (ou l’avant-dernier si le dernier mercredi intervient après le 28).

Des dates dérogatoires sont appliquées aux départements frontaliers et aux territoires d’outre-mer :

Département Soldes d’hiver Soldes d’été
Alpes-Maritimes et Pyrénées-Orientales dates nationales du mercredi 2 juillet au mardi 5 août 2014
Corse dates nationales du mercredi 9 juillet au mardi 12 août 2014
Guadeloupe du samedi 4 janvier au vendredi 7 février 2014 du samedi 27 septembre au vendredi 31 octobre 2014
Guyane du jeudi 2 janvier au mercredi 5 février 2014 du jeudi 2 octobre au mercredi 5 novembre 2014
Martinique dates nationales du jeudi 2 octobre au mercredi 5 novembre 2014
Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Vosges du jeudi 2 janvier au mercredi 5 février 2014 dates nationales
Saint-Pierre-et-Miquelon du mercredi 22 janvier au mardi 25 février 2014 du mercredi 16 juillet au mardi 19 août 2014
Réunion du samedi 1er février au vendredi 7 mars 2014 du samedi 6 septembre au vendredi 10 octobre 2014
Saint-Barthélémy et Saint-Martin du samedi 3 mai au vendredi 6 juin 2014 du samedi 11 octobre au vendredi 14 novembre 2014

 

 

 

 

Chacune des deux périodes de soldes nationaux doit durer 5 semaines, avec des dérogations pour certaines zones touristiques ou frontalières.

Au niveau national, les soldes d'hiver débutent le 2e mercredi du mois de janvier à 8 heures du matin (ou le 1er mercredi si le 2e est daté après le 12).

Les soldes d'été commencent le dernier mercredi du mois de juin à 8 heures du matin (ou l'avant-dernier si le dernier mercredi intervient après le 28).

Des dates dérogatoires sont appliquées aux départements frontaliers (Alpes-Maritimes, Corse, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Vosges, Pyrénées-Orientales) et les territoires d'outre-mer.

Il n'y a pas de démarche particulière à effectuer pour procéder à des soldes dans les périodes réglementaires : ni autorisation, ni déclaration préalable.

À savoir : les dates de soldes du commerce en ligne ou vente à distance (sur les sites de e-commerce) sont alignées sur les dates nationales du commerce traditionnel et doivent débuter le même jour en ce qui concerne les soldes d'été et d'hiver, quel que soit le lieu du siège de l'entreprise.

Fait de société : la loi est la loi

Le contrôle technique des voitures en France, qui peut s’en passer ?

Tous les ans nos voitures doivent passer le contrôle technique et sans le petit bout de papier sur votre pare brise, vous êtes répréhensible

 

Et oui, si votre compte en banque est à sec, vous devez passer absolument ce contrôle Pire que tout, si votre voiture est dans un état lamentable, bonne pour la casse, vous payer encore pour entendre un zig qui vous dit : « non, ça passe pas »

Et si vous devez faire des réparations, votre voiture repasse au contrôle, et là encore, on presse la tirelire que vous êtes pour payer ce second passage afin de vérifier si les travaux ont été faits…

En tant qu’inspecteur des travaux fini pour ce deuxième passage, faut avouer qu’ils font bien leur boulot, si si puis que c’est une inspection des travaux finis…

Source de l’article www.interieur.gouv.fr (le ministère de l’intérieur)

Contrôle technique

Qui est Dispensés de contrôle technique

Le contrôle technique est obligatoire pour la plupart des véhicules particuliers ou utilitaires et des camping-cars.

Toutefois, certains véhicules entrant dans ces catégories échappent à cette obligation.

Par ailleurs, dans certaines circonstances particulières, le contrôle technique n'est pas nécessaire même pour les véhicules pour lesquels il est normalement obligatoire.

Véhicules non soumis au contrôle technique

Certains véhicules entrant dans la catégorie des véhicules particuliers ne sont pas soumis au contrôle technique. Il s'agit des :

  • Voitures sans permis,
  • Motos, 2 roues et 3 roues,
  • Caravanes, remorques,
  • Tracteurs
  • Voitures immatriculées dans les services diplomatiques ou assimilés,
  • Voitures immatriculées dans les séries FFECSA (Forces françaises et éléments civils stationnés en Allemagne)

Attention : depuis le 15 octobre 2009, les véhicules de collection de plus de 30 d'âge sont soumis à un contrôle technique au moins tous les 5 ans.

Situations dispensées de contrôle techniques

Dans certaines circonstances, le contrôle technique n'est pas nécessaire. C'est le cas pour :

  • Modifier le nom sur le certificat d'immatriculation (en cas de mariage, de divorce ou d'ajout d'un nom lorsqu'il y a plusieurs copropriétaires),
  • Modifier son adresse sur le certificat d'immatriculation,
  • Vendre ou acheter un véhicule d'occasion lorsque le contrôle technique date de moins de 6 mois,
  • Vendre un véhicule d'occasion à un professionnel (garage ou succursale d'un concessionnaire)

Où s'adresser ?

Préfecture,

Pour obtenir des informations complémentaires (sauf à Paris)

Préfecture de police de Paris


Références :

Code de la route  - Articles R323-1 à R323-3

Arrêté du 18 juin 1991 relatif au contrôle technique des véhicules dont le poids n'excède pas 3,5 tonnes

 

Arrêté du 14 octobre 2009 relatif aux visites techniques des véhicules de collection

Fait de société : Reporters sans Frontières

L’ère des mercenaires numériques : la cyber censure

Bloggeurs, Bloggeuses férus d’information, ne lâchons rien. Nous ne sommes pas journalistes, mais nous l’avons vu lors du printemps arabes, que les blogs donnaient des infos véridiques et non édulcorés par les diverses propagandes. Mes frères et sœurs de plume, continuons à faire notre job, souvent en bénévoles. Il n’en demeure pas moins que nos écris ont autant de valeurs informatives que les grands journaux que nous  retrouvons dans nos maisons de la presse.

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« “ Mon ordinateur avait été arrêté avant moi”. C’est le constat lucide d’un activiste syrien arrêté et torturé par le régime de Bachar al-Assad. Pris dans les filets de la surveillance en ligne, Karim Taymour explique à un journaliste de Bloomberg [1] s’être vu présenter lors de son interrogatoire une pile de plus de 1000 pages détaillant ses conversations électroniques et ses fichiers échangés sur Skype. Ses bourreaux savaient manifestement autant de lui que s’ils s’étaient trouvés dans sa chambre, ou plutôt dans son ordinateur.

La surveillance en ligne représente un danger grandissant pour les journalistes, blogueurs, citoyens-journalistes et défenseurs des droits de l’homme. En 2011, Wikileaks rendait publics les Spyfiles, des documents qui montrent l’étendue du marché de la surveillance et le poids financier qu’il représente (plus de 5 milliards de dollars), ainsi que la sophistication des produits proposés.

La surveillance traditionnelle n’a pas du tout disparu. Des policiers continuent de rôder près des cybercafés en Erythrée, les dissidents vietnamiens sont suivis et parfois pris à partie par des policiers en civil, le cyber-dissident chinois Hu Jia et son épouse Zeng Jinyang ont dû supporter des policiers stationnés en permanence au bas de leur immeuble pendant des mois. Les mises sur écoutes téléphoniques des journalistes trop curieux ont grandement facilité le travail des services de renseignement. Mais aujourd’hui, les possibilités offertes par la surveillance en ligne élargissent le champ des possibles pour les gouvernements.

L’édition 2013 du rapport sur les Ennemis d’Internet traite de la surveillance, au sens de l’activité de veille destinée à contrôler les voix dissidentes et la diffusion d’informations sensibles, une activité instrumentalisée pour conforter les pouvoirs en place et prévenir toute déstabilisation potentielle.

Le 12 Mars, Journée mondiale contre la cyber censure, une première liste de 5 “Etats ennemis d’Internet” est rendue publique. Elle recense des Etats engagés dans une surveillance active, intrusive, des acteurs de l’information, permettant de graves violations de la liberté de l’information et des  droits de l’homme. Il s’agit de la Syrie, de la Chine, de l’Iran, du Bahreïn et du Vietnam.

Une liste de 5 “Entreprises ennemies d’Internet”, autrement dit de “mercenaires de l’ère digitale”, est également publiée. Gamma, Trovicor, Hacking Team, Amesys et Blue Coat ont été sélectionnées pour ce recensement non exhaustif, appelé à s’allonger dans les prochains mois. Leurs produits ont été ou sont utilisés par les autorités pour commettre des violations des droits de l’homme et de la liberté de l’information. A l’instant même où ces entreprises ont entrepris de commercer avec des régimes autoritaires, elles ne pouvaient ignorer que leurs produits pourraient être utilisés pour surveiller des journalistes, dissidents ou net-citoyens. Lorsque ces produits de surveillance numérique ont été vendus à un régime autoritaire par un intermédiaire sans que la société éditrice n’en soit informée, l’incapacité de celle-ci à tracer les ventes et exportations de ses propres logiciels est révélatrice de l'absence de prise en compte par ces entreprises du risque d’utilisation détournée de leurs technologies et de la vulnérabilité des défenseurs des droits de l’homme.

Des enquêtes menées par Bloomberg, le Wall Street Journal, et les chercheurs du Citizen Lab de l’Université de Toronto ont révélé que des technologies de surveillance utilisées contre des dissidents et militants des droits de l’homme dans des pays comme l’Egypte, le Bahreïn et la Libye provenaient d’entreprises occidentales. Deux types de produits fournis par les entreprises sont épinglées dans ce rapport : du matériel d’écoute à grande échelle pour surveiller le réseau dans son ensemble, des logiciels espions (spyware) et autres dispositifs permettant de mettre en place une surveillance ciblée.

Ces logiciels espions sont utilisés pour espionner le contenu d’autres disques durs, récupérer des mots de passe, accéder au contenu de messageries électroniques ou espionner des communications de VOIP. Ils peuvent être installés directement sur les ordinateurs ou via le réseau Internet par l’intermédiaire de fausses mises-à-jour ou de pièces jointes dans un e-mail sans que l’utilisateur ne s’en aperçoive. L’usage civil de ce genre de programme est limité. Certains fabricants fournissent directement des acteurs étatiques tels que les services secrets et les services de sécurité ; d’autres n’hésitent pas à faire publicité de leurs capacités à surveiller et traquer les opposants politiques. Dans les régimes autoritaires, ce système est utilisé pour espionner les journalistes et leurs sources afin d’éradiquer la liberté d’information.

Un double emploi peut être fait de certaines technologies ; utilisées à des fins légitimes de lutte contre le cyber crime, elles se transforment en redoutables outils de censure et de surveillance contre les défenseurs des droits de l’homme et les acteurs de l’information lorsqu’elles sont utilisées par des régimes autoritaires. Le manque d’encadrement du commerce de ces ‘armes digitales’ permet à des gouvernements autoritaires d’identifier des (citoyens-) journalistes pour s’en prendre à eux.

Reporters sans frontières demande la mise en place d'un contrôle de l’exportation de technologies et matériel de surveillance vers des pays qui bafouent les droits fondamentaux. Une telle démarche ne saurait être laissée au secteur privé. Le législateur doit intervenir. L’Union européenne et les Etats-Unis ont interdit l’exportation de technologies de surveillance vers l’Iran et la Syrie. Une décision louable qui ne saurait rester un acte isolé. Les gouvernements européens doivent adopter une approche harmonisée pour contrôler l’exportation des technologies de surveillance.  L’administration Obama doit également adopter ce type de législation, tel le Global Online Freedom Act (GOFA).

Des négociations entre gouvernements avaient pourtant déjà eu lieu, se soldant par l’arrangement de Wassenaar conclu en juillet 1996, qui vise à promouvoir « la transparence et une plus grande responsabilité dans les transferts d’armes et de biens à double usage afin de prévenir les accumulations déstabilisantes ». Il regroupe aujourd’hui 41 pays dont la France, l’Allemagne, le Royaume Uni et les États-Unis.

Les démocraties semblent céder progressivement aux sirènes de la surveillance nécessaire et de la cyber sécurité à tout prix. En témoigne la multiplication de projets et propositions de lois potentiellement liberticides, permettant la mise en place d’une surveillance généralisée. FISAA et CISPA aux Etats-Unis, British Communications Data Bill au Royaume-Uni, Wetgeving bestrijding cyber crime aux Pays-Bas, autant de textes qui sacrifient la liberté d’expression sur Internet sur l’autel de la lutte contre le cyber crime (pour plus d’informations, lire le chapitre “Tour d’horizon de la cyber censure”). L’adoption par des régimes traditionnellement respectueux des droits de l’homme de ce type de législations liberticides donnerait des arguments aux dirigeants de pays répressifs qui se dotent d’un arsenal législatif contre les voix critiques.

C’est le modèle d’Internet tel que conçu par ses fondateurs, espace d’échanges et de libertés, transcendant les frontières, qui est remis en cause par l’accélération de la cyber-censure et la banalisation de la cyber-surveillance. D’autant qu’Internet fait les frais des luttes d’influence entre Etats. La généralisation de la surveillance est l’un des enjeux majeurs des acteurs qui se battent pour contrôler la gouvernance du Net. Lors de la conférence mondiale des télécommunications de Dubaï en décembre 2012, la Chine a soutenu une proposition destinée à étendre de manière drastique le contrôle de l’ITU sur Internet. La Chine avait l’appui de la Russie, de l’Arabie Saoudite, de l’Algérie et du Soudan pour remettre en cause entre autres le rôle de l’ICANN dans l’attribution des noms de domaines et des plages d’adresse IP, la protection de “la sécurité physique et opérationnelle des réseaux”, l’utilisation du DPI dans les réseaux de nouvelle génération [2].

L’équation est compliquée pour les acteurs de l’information, pris en étau entre d’une part le besoin de protection personnelle et de sécurité de leurs sources en ligne, et d’autre part la nécessité de collecter et faire circuler l’information. La protection des sources ne relève plus seulement de l’éthique des journalistes, elle dépend de plus en plus de leur maîtrise de leur ordinateur comme le note le spécialiste en cyber sécurité Chris Soghoian dans un éditorial publié dans le New York Times.

Avant de partir sur le terrain, s’il est soucieux de sa sécurité physique, le reporter de guerre se munit d’un casque et d’un gilet pare-balles. De même, tout journaliste devrait se munir d’un “kit de survie numérique” dès qu’il stocke ou échange des informations sensibles en ligne, sur son ordinateur ou sur son téléphone portable. Ce kit, développé progressivement par Reporters sans frontières sur le site WeFightCensorship, met en avant la nécessité de nettoyer ses documents des métadonnées souvent trop bavardes, explique comment utiliser le réseau Tor ou des réseaux privés virtuels (VPN) pour anonymiser les communications, dispense des conseils pour sécuriser les communications et les données sur les terminaux mobiles etc..

Journalistes et net-citoyens doivent apprendre à mieux estimer les risques potentiels de surveillance et le type de données ou de communications à protéger afin de trouver la solution adaptée à leur situation, et si possible simple d’utilisation. Face à la sophistication des moyens déployés par censeurs et services de renseignements, l’ingéniosité des acteurs de l’information et des hacktivistes qui les épaulent est mise à rude épreuve. Mais de l’issue de leur bras de fer dépend l’avenir de la liberté d’informer. Un combat sans bombes, sans barreaux de prisons, sans encarts blanchis dans les journaux, mais un combat où, si l’on n’y prend pas garde, les ennemis de la réalité et des vérités pourraient imposer une domination absolue.

Note : Le rapport 2013 sur les “Ennemis d’Internet” se distingue des précédents éditions : il ne prétend pas couvrir de manière exhaustive toutes les formes de cyber censure dans l'ensemble des pays du monde, mais se concentre sur la thématique de la surveillance en ligne. Le rapport 2013 analyse de manière approfondie les activités des cinq États et cinq entreprises "leaders" dans ce domaine, mais cette liste est loin d’être exclusive. Un État qui apparaissait dans la liste des "Ennemis d'Internet" en 2012 n'y apparait donc plus forcément en 2013, sans que cela ne signifie une amélioration quelconque de l'état de la liberté de l'information. Retrouvez les autres développements marquants intervenus depuis un an dans notre Tour d'horizon de la cyber censure.

Photo by RobH (Own work) [CC-BY-SA-3.0], via Wikimedia Commons

[1] Lire l’article “Hackers in Damascus”

[2] Le sommet de l’UIT en décembre 2012 à Dubaï avait pour objectif d’uniformiser les normes et les standards utilisés sur le réseau Internet. L’une des normes proposée de la conférence était la généralisation de l’installation des technologies de Deep Packet Inspection. Ce type de technologie est extrêmement intrusif puisqu’il permet d’accéder au contenu d’emails échangés, d’intercepter les messages instantanés et d’accéder à l’intégralité du contenu consulté par un utilisateur sur Internet. »

 

Le droit d’expression est un des droits de l’homme, ne nous laissons jamais dépouiller de ce droit.

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