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Economie : évasion fiscale

Communiqué de Presse : ATTAC

 

12-13 septembre à Jersey et Saint-Malo : venez mettre le « Plein Phare sur un monde obscur »

 

 

 

 

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Tous les adhérents et sympathisants d’Attac qui souhaitent participer à cette manifestation sont bienvenus. En raison du nombre limité de places il est impératif de s’inscrire avant le mardi 2 septembre auprès de Michèle Rault (rault.michele@wanadoo.fr).

L’industrie de l’évasion fiscale continue de prospérer malgré la crise alors que les populations subissent les politiques d’austérité. Nous voulons mettre un nouveau coup de projecteur sur la nécessité d’engager enfin des réformes radicales.

 Le vendredi 12 septembre à Jersey sera l’occasion d’en montrer les conséquences sur les droits humains des peuples dans de nombreux pays et d’entendre des militants jersiais d’Attac, des Droits de l’Homme, et du Reform Party récemment constitué.

 Le samedi 13 septembre à Saint-Malo comportera trois ateliers de réflexion autour des réformes à mettre en œuvre pour entraver la spéculation financière, lutter contre l’évasion fiscale, et alléger le poids de la dette sur les populations.

Participeront à ces deux journées de nombreuses personnalités investies dans ce travail d’analyse et d’enquête sur ces questions au cœur de l’actualité sociale et politique.

Avec la participation de : John Christensen (co-directeur de Tax Justice Network), Thomas Coutrot (porte-parole d’Attac), Alain Deneault (auteur spécialiste des paradis fiscaux), Mike Dun (défenseur jersiais des droits de l’homme), Susan George (présidente d’honneur d’Attac), Xavier Harel (journaliste d’enquête), Sam Mezec (Reform Party, Jersey), Liz Nelson (co-directrice de Tax Justice Network), Claude Quemar (CADTM), Prem Sikka (University of Essex), Geoff Southern (député de Jersey), Montfort Tadier (député de Jersey), Lucie Watrinet (CCFD et Plate-forme paradis fiscaux et judiciaires).

Economie : association Attac

Communiqué de presse Attac

Ouvrir d’autres possibles, enfin !

 

Par Geneviève Azam et Thomas Coutrot. Pourquoi changer une politique qui échoue ? François Hollande ou Michel Sapin reconnaissent bien « un vrai risque déflationniste en Europe » ou« une Europe atteinte de langueur ». Mais ils ne proposent ni explication ni inflexion, et encore moins un retournement.

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L’Europe continentale, Allemagne comprise, connaît une crise spécifique, qui est accélérée et approfondie par les politiques d’austérité, menées brutalement et simultanément depuis 2011 dans tous les pays de l’Union.

Pire, la France aggrave encore son cas avec son Pacte de responsabilité : de nouvelles coupes budgétaires de 50 milliards d'euros et de nouvelles baisses du coût du travail. Nos dirigeants peuvent-ils ignorer qu’ils creusent ainsi le trou qui les engloutira ? Peuvent-ils croire que les entreprises investiront les 20 milliards de nouveaux cadeaux annoncés, alors que la demande est en berne et le chômage en hausse ? Quel espoir nous laissent-ils de voir financés les investissements publics indispensables à la transition écologique, dont les experts du Giec (Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat) leur rappellent avec de plus en plus d’insistance l’absolue nécessité ?

Face aux pressions de tous bords, Manuel Valls a pourtant exclu tout changement de politique. Selon Mediapart, c’est Laurent Fabius, lors du séminaire gouvernemental du 1er août, qui a lâché le mot tabou : « les marchés ne manqueraient pas de sanctionner la France si le gouvernement relâchait ses efforts ». Traduction : toute inflexion de politique dans un sens moins restrictif serait interprétée par les investisseurs financiers comme accroissant le risque de défaut sur la dette publique. Cela les conduirait à exiger des taux d’intérêt bien plus élevés pour acheter les titres de la dette française. On sait que ce chantage est permis par les traités européens, qui interdisent à la Banque centrale européenne de financer les déficits publics au contraire de ses homologues britannique ou américaine.

Mais ce n’est pas tout. La crise de 2008 a montré l’explosivité intrinsèque de la finance dérégulée ? Au lieu de la réglementer strictement et de réduire son poids, les dirigeants lui confient les clés du financement des petites et moyennes entreprises. Depuis quelques mois, encouragées par Bercy et les régulateurs, les banques procèdent massivement à la titrisation des crédits accordés aux PME. Elles revendent ensuite ces titres sur les marchés financiers, alimentant la bulle spéculative qui bat déjà largement les sommets atteints en 2007. Au plan mondial, la lutte contre le réchauffement climatique, la déforestation et l’extinction des espèces est elle aussi confiée à la finance, avec « l’économie verte », les marchés du carbone, les mécanismes dits de « compensation » (REDD pour les forêts), les « instruments de marché » pour la biodiversité... Mais qu’adviendra-t-il du tissu productif et des politiques climatiques lors du prochain krach financier mondial ?

Contrairement aux apparences, nos dirigeants ne sont pas stupides. Ils sont seulement enfermés dans une contradiction insurmontable entre les attentes de leurs électeurs (qui ont voté pour domestiquer la finance), les ravages palpables de la finance globale et les intérêts de l’oligarchie financière (qui tient les manettes en France et en Europe). Il est à craindre que pour eux la fin de l’histoire soit déjà connue: comme leurs amis sociaux-démocrates espagnols, grecs ou portugais, ils préfèreront le hara-kiri électoral à un conflit avec la finance. La droite extrême et l’extrême-droite pourront alors prospérer sur la désespérance.

A moins que les citoyens ne fassent irruption dans ce jeu pipé. Inégalités, chômage, évènements climatiques extrêmes, pollutions : les raisons de se mobiliser pour construire des alternatives locales et globales ne manquent pas. Les expériences et les exemples se multiplient au plan local, comme le montrent le foisonnement des initiatives solidaires ou les « Alternatibas » (villages des alternatives) qui se mettent en place dans de nombreuses villes. Les mouvements sociaux ne manquent pas non plus de propositions de politiques alternatives sur la dette, l’emploi, les biens communs, la transition...

Comme les précédentes, la conférence climatique de 2015 (COP 21) à Paris-Le Bourget risque de décevoir quant aux décisions prises. Mais elle pourrait servir malgré elle à faire converger et à populariser ces alternatives et ces propositions. Une vaste mobilisation de la société civile pour peser sur la COP est en préparation à travers une coalition, inédite par sa variété, d’associations et de syndicats.

Organisée par les Attac d’Europe, l’Université européenne des mouvements sociaux qui s’achève ce samedi à Paris est une moment important pour un renouveau des luttes et des résistances et une étape vers la COP 21. Il est encore temps d’interrompre le scénario des catastrophes annoncées.

 

Par Geneviève Azam et Thomas Coutrot (porte-parole d’Attac France)

 

Association : ATTAC

Communiqué de presse Attac

Plus de 2000 participants de 44 pays : un grand succès pour l’Université d’été des mouvements sociaux !

 

Plus de 2000 personnes venues de 44 pays se sont réunies à Paris (Université Paris VII – Diderot Les Grands Moulins), du 19 au 23 août,2014, à l’occasion de l’Université d’été des mouvements sociaux, organisée par le réseau des Attac d’Europe.

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Avec une participation massive, cet évènement est un véritable succès qui s’inscrit dans une dynamique des moments forts du mouvement altermondialiste. Au programme de ces cinq jours de rencontres, neuf grands forums débats, 150 séminaires et ateliers, une trentaine d’activités hors-les-murs et de soirées culturelles......Cette Université d’été a été l’occasion d’échanges et débats riches autour de thèmes d’actualité : mobilisations contre le projet d’accord transatlantique (Tafta) et les politiques d’austérité dans l’Union européenne, les luttes et alternatives face au changement climatique. Mais aussi les conflits en Ukraine, en Palestine, en Irak et en Afrique, les dynamiques des nouveaux mouvements en Europe et dans le monde.

 

La rencontre a aussi permis de préparer les mobilisations à venir, comme le prochain Forum Social Mondial qui se tiendra à Tunis en mars 2015, ou la Conférence des Nations unies sur le climat qui aura lieu en décembre 2015 à Paris-Le Bourget.

Samedi 23 après-midi la séance de clôture, animée par Edwy Plenel, a rassemblé résistants d’hier et d’aujourd’hui avec la participation de Judite Fernandes (Portugal, Marche Mondiale des Femmes), Corinna Genschel (Allemagne, Blockupy Francfort), Cindy Wiesner (Etats-Unis, Grassroots Global Justice Alliance).

 

« Cet évènement a été un moment important pour un renouveau des luttes et des résistances, pour ouvrir d’autres possibles », pour Geneviève Azam et Thomas Coutrot, tous deux porte-parole d’Attac France. 

Paris : Attac

 

Programme de l’université d’été de l’association Attac

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Forums

Les forums-débat sont prévus sur des thématiques et des mobilisations d’actualité. Ils se tiendront les mercredi 20, jeudi 21 et vendredi 22 de 14 à 16h

  • Comment se débarrasser du TAFTA et de tous les accords de commerce bilatéraux ? en partenariat avec la fondation Rosa Luxembourg
  • Changer la façon dont nous produisons et consommons : approches et expériences
  • Faire face à la crise en Europe - rompre avec les politiques d’austérité et la Troïka.
  • Comment la finance en est-elle venue à dominer le monde, et que faire pour « désarmer les marchés » ?
  • L’économie verte ne permet pas le « vivre bien » (buen vivir) pour tous et toutes, en partenariat avec la fondation Rosa Luxembourg
  • Quel avenir pour l’euro ?
  • Pour un changement du système : les luttes pour le « vivre bien » (buen vivir)
  • Quel avenir voulons-nous pour l’Union européenne ? en partenariat avec la fondation Rosa Luxembourg
  • Union européenne et impérialisme

 

Séminaires

Les séminaires permettent d’approfondir une thématique ou construire des mobilisations. Ils se prolongent sur trois temps, les 20, 21 et 22 aout, le matin ou l’après-midi

  •  Alternatives locales concrètes (ALC), articulations et convergences
  • Défier le régime commercial et d’investissement et le pouvoir des multinationales - Pour le bien-vivre !
  • Démocratie et luttes en Europe
  • Des propositions qui prennent en compte la nature profonde de la crise
  • Dette illégitime des Etats : pourquoi et comment l’annuler ?
  • L’Union Européenne et la crise : développer les prochaines étapes des luttes contre l’austérité et pour les droits sociaux
  • Quelles mobilisations dans l’anthropocène ? Entre changement climatique, urgence écologique et justice sociale
  • Santé et services publics
  • Séminaire révolutions arabes et dans la Méditerranée. Le processus révolutionnaire dans la région Machrek-Maghreb et autour de la Méditerranée n’a pas dit son dernier mot.
  • La crise en et autour de l’Ukraine. Causes internes, dimensions géo-politiques et alternatives émancipatrices
  • Austérité – Nouvelles fissures sociales et démocratiques en Europe – nouveaux rapports de force
  • De l’altermondialisme à Occupy, un nouveau cycle de luttes ? Perspectives, alliances et stratégies.
  • Marchandisation et financiarisation de l’eau. Défis et résistance en Europe et dans le monde.
  • Relations Afrique Europe
  • Revenu de base – Protection sociale sans travail
  • Rompre avec la finance prédatrice, promouvoir une finance alternative
  • Souveraineté alimentaire
  • Un autre regard sur la monnaie et les banques centrales.
  • L’extrême-droite en Europe : état des lieux (1re partie)
  • La relation dialectique entre extrême-droite et forces hégémoniques (2e partie)

 

 

Ateliers

  • Atelier pour créer des affiches politiques engagées
  • Le Traité Transatlantique de libre-échange et d’investissement (TAFTA) et le reste du monde
  • Les enjeux de l’harmonisation fiscale
  • Les mobilisations universitaires contre la marchandisation des savoirs
  • Offensive idéologique de l’extrême-droite et de la droite traditionnelle et place des femmes dans la société
  • Outils d’éducation populaire : l’arpentage
  • Quelles ripostes syndicales aux politiques d’austérité ?
  • S’engager dans et avec Attac
  • Systèmes de taxation basés sur la consommation - garantissant le financement de la protection sociale… et même d’un revenu de base inconditionnel !
  • Tous égaux ! Une révolution par la paresse ?
  • Venezuela, Equateur, Bolivie, déstabilisation en Amérique latine ?
  • Diversité et solidarité dans les luttes. La résistance non-violente pour des stratégies et alliances gagnantes. Étude d’exemples (France, Allemagne)
  • Europe forteresse. Que fait-on subir aux étranger.e.s aux frontières de l’Europe ?
  • Film-débat « La bombe et nous »
  • Images théâtrales
  • Le Traité Transatlantique (TAFTA) et les BRICS
  • Mouvements sociaux en Italie : comment tenir tête à la mondialisation, la privatisation de l’eau et même à la mafia.
  • Accord commercial et d’investissement UE-US : les normes et régulations ciblées par les lobbies industriels et le secteur financier
  • Riposter à la montée de l’extrême-droite
  • Sensibilisation à la conférence gesticulée
  • Service public, biens communs : quels enjeux, quelles gestions, quels financements ?
  • Spéculation foncière et immobilière en Europe
  • Théâtre-action
  • Causes de la crise
  • Art et économie : l’incidence de l’art (visuel) sur la création de plus-values en Europe
  • Fleuves, rivières et voies d’eau en Europe : quels enjeux ?
  • Former un réseau européen de lutte contre l’agression publicitaire
  • La créativité peut-elle être un vecteur de la formation ?
  • La créativité peut-elle être un vecteur de la formation ?
  • Modèles d’organisation des Attac en Europe et dans le monde
  • Outils d’éducation populaire : la brigade mobile
  • Initiation à la pratique du théâtre de l’opprimé (théâtre images et théâtre forum) comme outil pour les militant.e.s afin d’aller à la rencontre du public.
  • Banques publiques, banques privées, soutien au développement de quels biens communs ?
  • Construire un mouvement social européen : confrontation d’expériences
  • D’autres Balkans pour une autre Europe : Des Plenums Citoyens de Bosnie à la Slovénie
  • Énergie : la démocratie maintenant !
  • Évasion fiscale des entreprises et comment s’y attaquer
  • Impact des politiques d’austérité en Europe sur les femmes et alternatives
  • Le pouvoir des films documentaires au sein de campagnes politiques. De « Water Makes Money » à « Qui sauve qui ? »
  • Outils & réunions pour pratiquer la démocratie
  • Palestine : état des lieux et perspectives de justice pour les Palestiniens
  • Soutenir les détenu-e-s : prisons cachées et obstacles à l’asile
  • Alternatives systémiques
  • Campagne BDS et sur l’apartheid israélien
  • Comment préparer Blockupy comme un mouvement européen et les actions contre la BCE ?
  • Défendre les droits des Roms en Europe
  • Extractivisme, climat et transition
  • Fukushima ou l’expression même du capitalisme
  • La « Propriété intellectuelle » : privatisation et surveillance, OMC, ACTA, TAFTA
  • Les dettes des collectivités locales – Causes, conséquences et solutions
  • Stratégies pour démanteler le lobby industriel
  • « Migrations : au-delà des idées reçues, une politique migratoire plus ouverte couplée à une citoyenneté de résidence ?
  • Les jeunes à Attac : quelle organisation ?
  • Accaparement des terres : un fléau combattu par les peuples
  • Agriculture solidaire – film-débat
  • Campagne contre les paradis fiscaux, étude du cas irlandais
  • De la responsabilité des scientifiques dans un système en crise
  • Démocratie et économie productive. Analyse d’une relation antagonique
  • Développer le droit et la justice de l’environnement pour lutter contre les Grands Projets Inutiles et Imposés
  • Gouvernance partagée et projets collectifs
  • Le lobbying pour les hydrocarbures non-conventionnels et autour des discussions sur le climat au Nations-Unies
  • Luttes pour le droit au logement et à la ville en Europe
  • Pour des actions créatives avec UK Uncut
  • Quelle démocratie pour la gestion de l’eau au sein de l’Union Européenne ?
  • Renforcer nos campagnes et résistances contre le TAFTA
  • Formation à l’action non-violente pour Blockupy Francfort
  • Climat-emploi-transitionS : quelle justice sociale à l’heure de l’urgence climatique ?
  • Communs – apprendre en faisant
  • L’apport des forums sociaux
  • La lutte pour la souveraineté alimentaire en Palestine
  • La recherche publique : pour quoi faire ? Pour qui ?
  • Le microcrédit, un outil supplémentaire au service de la finance contre les peuples ?
  • Militarisme en Europe - notre Résistance, nos alternatives
  • Quelles mesures devrait prendre un gouvernement de gauche dans l’Union européenne ?
  •  Aquifères fossiles sahariens et exploitation de gaz et pétrole de schiste au Maghreb
  • “L’Agenda 2010” allemand – un modèle pour l’Europe ?
  • Matinée de convergences

 

Hors les murs

  • Accueil et inscriptions
  • Parcours communard de Montmartre au Père Lachaise
  • Parcours communard à la République
  • Randonnée du collectif pour une transition citoyenne à Montreuil : murs à pêche, épicerie solidaire et AMAP
  • « Toxic tour » en Seine-Saint-Denis
  • Parcours Étoile – Bastille
  • Alternative Tour dans le 20e
  • Randonnée du collectif pour une transition citoyenne à Montreuil : habitat solidaire et économie sociale et solidaire
  • Visite d’un producteur en AMAP
  • « Paris en révolutions ! Balade commentée de la place de la Concorde au Palais royal »
  • Balade des utopies à Ivry
  • Jardins partagés des quartiers Chapelle et Goutte d’Or
  • « Détournements » Découverte de rénovations de bâtiments industriels du 19e et 20e siècle sur la ZAC Paris Rive Gauche 13e Arrondissement
  • Paris Rive Gauche, des quartiers pour les flux ou pour l’écologie ?
  • Visite d’une AMAP pendant la distribution
  • « Traversée à haut risque à bord du TAFTA » - théâtre militant
  • Session de clôture

 

Paris : Attac

Communiqué de presse Attac

L’Europe a rendez-vous avec un autre monde, à Paris du 19 au 23 août !

Plus de mille personnes de toute l’Europe se retrouveront du 19 au 23 août à Paris (Université Paris VII - Diderot) pour un grand rassemblement altermondialiste : l’Université d’été européenne des mouvements sociaux (European Summer University - ESU).

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Organisé à l’initiative du réseau des Attac d’Europe, cet événement sera l’occasion de rencontres et débats, avec la participation de nombreuses personnalités internationales parmi lesquelles David Graeber, Susan George, Eric Toussaint, Aris Chatzistefanou, Lori Wallach, Aminata Traoré, Walden Bello ou encore Pablo Solon…

 

N’attendez plus et inscrivez-vous dès maintenant sur www.esu2014.org !

 

Vous pouvez également nous soutenir en faisant un don.

 

Le programme complet est à retrouver sur http://www.esu2014.org/spip.php?pag...

 

Comment se débarrasser du TAFTA ? Que faire pour désarmer les marchés, et rompre avec les politiques d’austérité ? Comment changer la façon dont nous produisons et consommons, et lutter contre les "grands projets inutiles et imposés" comme l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ?

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De l’altermondialisme au mouvement Occupy, en passant par les mobilisations pour la souveraineté alimentaire, les luttes contre le changement climatique, le processus révolutionnaire dans la région Maghreb-Machrek, l’extrême-droite en Europe ou la crise en Ukraine,... nombreux sont les thèmes qui seront abordés lors de l’Université d’été européenne à travers une centaine d’activités proposées par les organisations et mouvements sociaux d’Europe.

 

Résistances et alternatives qui se développent partout en Europe seront abordées dans leur diversité, avec de nombreux intervenantes et partenaires internationaux et européens – mouvements pour les biens communs, syndicats, nouveaux mouvements, réseaux pour le droit au logement, les services publics, le soutien aux migrants, contre l’exploitation des gaz et pétrole de schiste ou la financiarisation de la nature,…

 

En plus d’un programme riche de débats, de nombreuses activités permettront aux participantes de s’engager dans des actions créatives et de découvrir différentes formes d’intervention, d’action et d’éducation populaire : théâtre de l’opprimé, théâtre-image, graphisme, arpentage, ,…

 

L’Université d’été européenne sera également un moment de convivialité et de fête autour de concerts, théâtre, conférences gesticulées, projections en plein air, contes, … sur l’esplanade de l’Université Paris VII – Diderot, sur les quais de Seine ; mais également dans Paris, avec un programme « hors les murs », animé par des associations locales, qui permettra aux participantes de partir à la découverte d’un « autre Paris et environs ».

 

Enfin, la cérémonie de clôture, avec entre autres Edwy Plénel et Claude Alphandéry, fera la part belle aux solidarités et aux résistances d’hier et d’aujourd’hui, en France et en Europe, cinquante ans après la libération de Paris et cent ans après le début de la première guerre mondiale.

 

 

Rendez-vous mardi 19 août pour la soirée d’ouverture animée par la compagnie Jolie Môme ! N’attendez plus, inscrivez-vous dès maintenant sur www.esu2014.org

Economie : le pavé dans la mare, stop au marasme

 

Communiqué de presse Attac

 

59% de la dette publique est illégitime : stop à l’austérité !

Le rapport du Collectif pour un audit citoyen de la dette

 

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L’audit de la dette publique publié depuis quelques jours,  par les experts du Collectif pour un audit citoyen, est un pavé dans la mare des politiques d’austérité : sur les 1950 milliards d’euros de dette publique accumulés depuis trente ans, près de 600 milliards sont dûs à des taux d’intérêts excessifs, et près de 500 milliards proviennent des cadeaux fiscaux consentis principalement aux riches et aux actionnaires. Au total, pas moins de 59% de la dette publique est illégitime. Pour stopper l’austérité qui dope le FN et ses amis, il faut sans tarder engager une restructuration des dettes publiques en France et en Europe.

Le FN à 25%, le Parti Socialiste à 15% : la soumission de François Hollande aux politiques européennes d’austérité se paie très cher. L’austérité rassure les marchés financiers mais désespère les peuples. Entendre le message des urnes, pour un gouvernement de gauche, ce serait remettre en cause le pouvoir des marchés, en commençant par leur principale arme aujourd’hui : la dette publique. Le rapport publié aujourd’hui par le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique montre que c’est légitime et possible.

Si la dette a augmenté c’est d’abord  parce que l’État a multiplié les exonérations pour les ménages aisés et les grandes entreprises : de ce fait la part des recettes de l’État dans le PIB a chuté de 5 points en 30 ans. Si l’État avait préservé ses recettes au lieu d’organiser ses déficits, la dette publique serait aujourd’hui inférieure de 24 points de PIB (soit 488 milliards €) à son niveau actuel.


D’autre part des taux d’intérêt excessifs ont provoqué un « effet boule de neige » qui pèse très lourdement sur la dette actuelle. Si l’État, au lieu de se financer depuis 30 ans sur les marchés financiers, avait recouru à des emprunts directement auprès des ménages ou des banques à un taux d’intérêt réel de 2 %, la dette publique serait aujourd’hui inférieure de 29 points de PIB (soit 589 milliards €) à son niveau actuel.

Au total, pas moins de 59% de l’actuelle dette publique proviennent des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêts excessifs. Ces conclusions montrent l’illégitimité d’une très large partie de cette dette. Les politiques d’austérité imposées aux populations au nom de son remboursement sont donc absurdes économiquement, dangereuses politiquement et injustifiables du point de vue de l’intérêt général : cette dette publique n’a été creusée qu’au bénéfice de l’oligarchie financière, celle-ci doit supporter le coût de son annulation. Comme le propose le rapport du Collectif, il faut sortir les États des griffes des marchés financiers. Il y a urgence démocratique !

 

Voir le rapportci-dessous publié par le Collectif pour un audit citoyen de la dette. Pour le consulter, cliquer sur la couverture.

 

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Bonne lecture à tous !

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Littérature : économie

 

Communiqué de Presse du mouvement Attac

Pour la sortie d’une nouvelle brochure, Attac nous ouvre encore les yeux sur les méthodes politiques des gouvernements actuels ainsi que des brasseurs d’argent.

 

Petit guide de résistance à l’Europe austéritaire

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Attac vous propose, dans ce petit guide, une revue des enjeux des politiques menées en Europe, ainsi que des luttes et alternatives qui s’y développent. Nous en sommes persuadés : les mouvements de résistance à l’offensive néolibérale en cours en Europe peuvent rassembler et inverser la tendance.

 

Depuis l’éclatement de la crise, les gouvernements européens et la Troïka - la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international - mettent en œuvre des coupes budgétaires dans les programmes sociaux (austérité) et des politiques au service des multinationales et investisseurs privés (compétitivité). Mais ces mesures suscitent de fortes résistances sociales dans de nombreux pays européens.

Le rouleau compresseur des mesures d’austérité et de compétitivité est placé sous le signe de TINA, le surnom de Margaret Thatcher : There Is No Alternative (« il n’y a pas d’alternative »). Ainsi partout en Europe, les gouvernements issus de la droite ou de la gauche appliquent le même programme, inévitablement présenté comme « douloureux mais nécessaire ». Et ce alors même que ses résultats sont catastrophiques : aggravation du chômage, de la crise économique, tensions sociales… et retour en force de l’extrême-droite.

Pourtant, des alternatives existent. Des mouvements sociaux se lèvent dans les pays les plus touchés par la crise. Ils contestent les privatisations, les reculs sociaux, la mise en pièce de la société et de la nature. Ces luttes, qui tentent de se coordonner au plan européen, se multiplient et dessinent d’autres projets de sociétés, mettant les besoins écologiques et sociaux de tou.te.s avant les profits d’une minorité.

Quand la compétitivité intoxique la société

La “compétitivité” est devenue l’unique horizon des politiques publiques pour les gouvernements européens. Elle promettrait des lendemains meilleurs en stimulant la croissance économique et l’emploi. Le principe est simple : dans un contexte de libre circulation des capitaux, les économies européennes sont en concurrence pour attirer investisseurs et entreprises.

Pour maintenir des niveaux d’emploi et de croissance élevés, les gouvernements n’auraient qu’une seule alternative : se plier au bon-vouloir des marchés. Fiscalité aux petits soins, normes environnementales au rabais, exonérations de cotisations patronales, droits sociaux à la baisse, privatisations… Un véritable dumping social et environnemental qui coûte cher à la collectivité.

Bien sûr, il ne serait pas “compétitif” de faire payer la facture aux employeurs ou aux plus riches (de potentiels investisseurs…) : ce sont donc les couches moyennes ou populaires qui sont mises à contribution à travers l’augmentation des taxes sur la consommation comme la TVA. Partout en Europe la fiscalité sur les entreprises est allégée au détriment des ménages.

“Compétitivité” oblige, on taxe moins les facteurs dits mobiles (le capital, les revenus les plus élevés) et davantage les classes populaires et moyennes. En Grèce, cette logique est poussée à l’extrême : avec la baisse de la taxe sur les bénéfices des entreprises (de 25% à 10%) et la hausse des impôts sur la consommation, les employés et retraités supportent 55,5% de la charge fiscale, pour seulement 28% pour les entreprises. Un véritable “pillage fiscal” ! Et quand elles ne bénéficient pas d’impôts très bas, les multinationales comme Amazon et Google utilisent les différentiels de fiscalité selon les pays et les paradis fiscaux pour ne payer quasiment pas d’impôts. Par contre les contribuables paient pour renflouer les banques : en Irlande 40% du PIB a été injecté dans le secteur bancaire par les contribuables.

Les politiques de compétitivité consistent aussi à “modérer” voire réduire les salaires et les droits sociaux au plus grand bénéfice des entreprises. En Europe du Nord comme dans les pays du Sud, elles frappent les salariés de plein fouet :

– en Grèce, depuis 4 ans, le pouvoir d’achat a baissé de 37%, les conventions collectives qui garantissent les droits des travailleurs ont été tout simplement suspendues en 2011.

– au Portugal, le nombre de salarié.e.s couverts par des conventions collectives est passé de 1,5 million en 2010 à 300 000 en 2012.

– en Espagne, le niveau moyen des salaires est maintenant inférieur d’un tiers à celui de la zone euro et le gouvernement s’en félicite car cela “dope les exportations”.

En Europe du Nord, de telles politiques constituent un modèle pour la plupart des gouvernements :

– en Allemagne, le “modèle” basé sur la compression des salaires pour doper les exportations a fait exploser la pauvreté dans une partie de la société, et oblige aujourd’hui à établir un salaire minimum.

– avec la loi sur la sécurisation de l’emploi de 2013, la France s’est engagée dans la voie des “accords compétitivité-emploi” qui autorisent les entreprises à diminuer les salaires. Le Medef qui réclame la baisse des “charges” sociales et fiscales a été entendu, et à nouveau avec le “Pacte de Responsabilité”.

La compétitivité n’est cependant pas qu’une affaire fiscale ou sociale. En Grèce et en Roumanie, des mines d’or ont rouvert malgré les conséquences dramatiques pour l’environnement (avec notamment le déversement de cyanure en quantité). Partout en Europe, les lobbies de l’industrie extractive se mobilisent pour faire autoriser l’extraction de gaz de schiste, malgré les dangers notoires associés à cette pratique. La Pologne, fer de lance de l’exploitation du gaz de schiste en Europe, en subit aujourd’hui les conséquences.

Le désir d’attirer les grands investisseurs à tout prix conduit les décideurs européens, nationaux et locaux, à multiplier les privatisations avec pour conséquence des tarifs qui explosent pour les consommateurs.

Les multinationales françaises ont été invitées par le Président de la République grec à participer à cette grande braderie : Suez, candidate au rachat du service des eaux à Salonique, ou Vinci, qui a racheté les dix principaux aéroports du Portugal.

La “séduction” des investisseurs passe aussi par le financement de grands projets inutiles voire nuisibles, comme l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou la ligne de chemin de fer Lyon-Turin. Des projets au plus grand bénéfice du privé, dont l’utilité sociale est négligeable par rapport aux coûts économiques et environnementaux.

L’université et la recherche n’y échappent pas : elles doivent, elles aussi, se soumettre au dogme de la compétitivité, entrer dans des logiques de concurrence et trouver des financements privés. La recherche est entièrement tournée vers des rentabilités de court terme et les chercheurs de plus en plus soumis à cette logique de concurrence.

La mobilisation citoyenne a permis de rejeter l’accord commercial anti-contrefaçon (mieux connu sous le sigle ACTA) qui aurait signifié des reculs considérables pour le respect de la vie privée, des droits des citoyen.ne.s sur internet, pour l’accès aux médicaments génériques ou l’utilisation de semences paysannes. Avec l’ouverture de la négociation d’un accord transatlantique entre l’Union européenne et les Etats-Unis, ce sont les normes sociales, environnementales et sanitaires qui sont attaquées, parce que présentées comme un obstacle à la “compétitivité”. Les entreprises pourraient attaquer les Etats devant des tribunaux arbitraux privés. Une mobilisation citoyenne des deux côtés de l’Atlantique s’organise pour faire échec à ce projet.

Ces politiques de compétitivité sont doublement mortifères : elles instituent la concurrence entre les peuples, plonge les Etats dans une guerre économique qui détruit les modèles sociaux issus de longs combats… Et contribue ainsi à la montée des courants nationalistes et xénophobes.

L’austérité : une catastrophe économique, une attaque radicale contre les droits sociaux

L’austérité est en quelque sorte une manière de socialiser le coût des politiques de compétitivité qui garantissent, elles, les profits privés.

Le principe est le suivant : avec la crise financière, le renflouement des banques, la crise économique et la récession, les gouvernements ont accumulés des dettes publiques importantes qui contraignent les budgets. Impossible pour eux de “faire marcher la planche à billets” (la Banque centrale européenne s’y oppose) ou d’augmenter les impôts sur les plus riches ou sur les entreprises, “compétitivité oblige”.

Il est délicat de se contenter d’accroître la pression fiscale sur les classes moyennes et populaires : la solution choisie par les tenants de l’austérité pour équilibrer les dépenses et recettes consiste donc à sabrer dans les dépenses publiques. Cela passe par des coupes dans les effectifs et salaires de la fonction publique (et, donc, dans les services publics), ainsi que dans la protection sociale (chômage, santé, logement, retraites…).

En Grèce, au Portugal, en Espagne, on ferme des écoles et on licencie des enseignant.e.s. On ferme ou on privatise des hôpitaux, on brade les services publics au profit de multinationales et d’intérêts privés locaux.

La précarité de l’emploi et des conditions de vie devient la norme, les retraites sont sacrifiées, les jeunes sont condamné.e.s à l’émigration, la baisse du niveau de vie est radicale en à peine deux ou trois ans, le renoncement à relever le défi écologique est cyniquement justifié par la crise économique et sociale.

Les pays du Nord de l’Europe ne sont pas en reste. En France, le président Hollande a annoncé un plan d’économie de 70 milliards d’euros sur l’ensemble de son quinquennat. En 2010, le gouvernement britannique a mis en place un plan d’austérité sur 5 ans à hauteur de 90 milliards d’euros de coupes, soit 14% des dépenses. Avec au programme, suppression d’allocations sociales, relèvement à 66 ans de l’âge de départ à la retraite, privatisations partielles ou totales (santé, police, services sociaux, services publics locaux…).

Cette politique contient pourtant son propre échec : la récession qu’elle organise accroît les déficits et la dette publique dans toute l’Europe. Cet échec justifie de nouvelles coupes qui aggravent la crise. L’austérité est donc un programme sans fin de démantèlement du droit du travail et de la protection sociale, ainsi que de privatisation des services publics.

Ses résultats sont catastrophiques à tous égards : les taux de chômage atteignent des sommets supérieurs à ceux atteint lors de la crise des années 30 : près de 30% en Grèce et au Portugal. Celui des jeunes est vertigineux : 63% en Grèce, 57% en Espagne. Cette politique brutale accroît les inégalités. La justice sociale, l’aspiration démocratique, l’émancipation humaine deviennent des obstacles qu’il faut réduire.

Le cas grec

De 2010 à 2012, le pouvoir d’achat a chuté de 50% en Grèce. Les mesures d’austérité ont brisé la consommation intérieure, les entreprises n’ont plus de débouchés, les faillites se multiplient. Le PIB s’est rétracté de 25% de 2009 à 2012. Le chômage a été multiplié par 3 entre 2009 et 2012. En 2013, sur les 1,3 million de chômeurs, seulement 200 000 bénéficiaient d’allocations allant de 180 à 468€. Les jeunes paient un très lourd tribut, avec 56,4% de chômage. De nombreux n’ont qu’un souhait : émigrer.

La pauvreté atteint des records avec plus d’une personne sur 5 en dessous du seuil de pauvreté. Pour la première fois depuis 1950, la mortalité infantile a augmenté.

Les coupes budgétaires ont eu des conséquences dramatiques : l’exemple de la santé en témoigne. Depuis 2010 le financement des hôpitaux publics a diminué de 40% alors que, dans le même temps, la demande de soins hospitaliers augmentait de 24%. La réduction du personnel et la détérioration des infrastructures ont gravement réduit l’accès aux soins.

Ainsi la Troïka n’a pas sauvé la Grèce : elle l’a plongée dans le chaos. La dette et les déficits ont explosé et la divergence de compétitivité s’est accrue entre la Grèce et les autres pays de l’Union européenne.

La Grèce n’est pas un cas isolé, loin de là, même si elle a connu le “traitement” le plus brutal.

Un édifice antidémocratique dont la finance est la clé de voûte

Il suffit de le constater : les politiques d’austérité et de compétitivité, censées répondre à la crise, ne font que l’empirer. L’austérité crée la récession et détruit les économies européennes. Les politiques de compétitivité mettent en péril le contrat social et n’ont jamais tenu leurs promesses en matière d’emploi.

Les profits explosent et la précarité se généralise… Non seulement ces politiques sont des dangers pour nos sociétés, mais elles apparaissent de plus en plus comme la négation même du principe de démocratie, en témoignent les mécanismes institutionnels antidémocratiques qui contribuent à l’application du dogme austérité-compétitivité :

– la Troïka, constituée de trois instances non-élues, impose des politiques désastreuses dans les pays d’Europe surendettés. Au nom de la crise de la dette publique, elle agit comme un pompier pyromane. Les parlements nationaux enregistrent, sans débat.

– la crise de la dette publique en Europe a été aggravée par la politique irresponsable de la Banque centrale qui a poursuivi une politique monétaire en faveur des intérêts des banques privées. Au final, la spéculation par les banques sur les dettes souveraines leur a permis de dégager des profits considérables.

– les mécanismes de contrôle des budgets nationaux définis par le Traité budgétaire adopté en 2012 et plusieurs paquets de directives européennes (“Six-pack”, “two-pack”). Ils définissent une “gouvernance économique” qui soumet les budgets nationaux à un strict contrôle par la Commission européenne, avant même l’examen devant les parlements nationaux – devenus simples chambres d’enregistrement.

Pire, des sanctions automatiques sont prévues contre les Etats en cas de non-respect de leurs engagements La démocratie est-elle devenue un vain mot ? Aux mécanismes institutionnels créés pour réduire les choix des élu.e.s, s’ajoute le cynisme de dirigeants ayant un programme de “changement”, qui une fois élus confortent la mainmise des plus riches. A titre d’exemple, François Hollande s’était engagé, pendant la campagne présidentielle, à rompre avec l’austérité en Europe et à renégocier le traité budgétaire. Aussitôt élu, il l’a pourtant aussi tôt fait ratifier !

Une des causes profondes de cette fuite en avant austéritaire, faite de reculs sociaux, démocratiques et de destruction de la nature, est avant tout le choix des dirigeants européens de ne pas s’opposer à la finance. Le pouvoir économique considérable dont jouissent les multinationales et les moyens démesurés qu’elles emploient pour influencer la décision publique contribuent indéniablement à faire pencher la balance en leur faveur.

Mais force est de constater que la démission des élu.e.s leur facilite la tâche. En adhérant au dogme de l’austérité et de la compétitivité, ils deviennent des “managers” d’un territoire ou d’un pays, dont le rôle consiste à attirer entreprises et investissements privés tout en comprimant les dépenses. Dès lors, sont-ils encore les représentant.e.s de leurs électeurs ?

Ce renoncement n’est pourtant pas inéluctable, loin de là ! Des propositions existent, pour mettre au pas la finance, et dégager des marges de manœuvres budgétaires pour promouvoir des politiques sociales et écologiques. De nombreux mouvements se sont développés partout en Europe. Ils portent ces alternatives pleines d’espoir.

Des luttes sociales en Europe

Le plus emblématique des mouvements nés de la contestation des politiques austéritaires en Europe est le mouvement des places. Celui-ci a débuté en Espagne, le 15 mai 2011. Des dizaines de milliers d’étudiant.e.s, de chômeurs et chômeuses, d’actifs et de citoyen.ne.s de tous âges ont exprimé leurs colères.

Ils appelaient à une vraie démocratie. Inspiré.e.s par les révolutions des peuples arabes, ils ont décidé de camper sur la place centrale de Madrid. Cette initiative faisait suite à une manifestation historique au Portugal à l’initiative de jeunes précaires ; elle a aussi essaimé en Grèce, où un mouvement des Indigné.e.s s’est installé sur la place Syntagma, en face du Parlement grec.

Ces mobilisations ont contribué à mettre en mouvement, contre la résignation ambiante, des centaines de milliers de personnes. Elles ont préparé le terrain pour des victoires importantes contre les expulsions locatives, ou contre le projet de privatisation des hôpitaux dans la région de Madrid, abandonné en février 2014 après plus d’un an de mobilisation.

En Grèce, le mouvement des places a initié de vastes mobilisations contre la privatisation de l’eau, la réouverture des mines d’or, ou encore des initiatives de solidarité locale comme celle des dispensaires sociaux autogérés. Les assemblées de quartiers ont permis un renouveau de la gauche, qui s’est aussi traduit par les succès électoraux de Syriza (parti de la gauche grecque). Ce mouvement a donc à la fois obtenu des victoires concrètes et contribué à renouveler le paysage de la contestation sociale aux plans syndical et politique.

Le mouvement des places a aussi contribué, en lien avec les centrales syndicales des pays du Sud de l’Europe, à l’organisation d’une grève générale simultanée en Espagne et au Portugal, le 14 novembre 2012, avec des manifestations contre l’austérité organisées le même jour dans la plupart des pays européens.

En Italie, en 2010, la mobilisation des comités citoyens pour l’eau publique a permis de mettre un coup d’arrêt à la privatisation de l’eau. Cette mobilisation populaire a permis de rassembler les signatures nécessaires pour l’organisation d’un référendum abrogatif organisé en 2011. Malgré la désinformation, la privatisation a été massivement rejetée, avec une participation record.

Validant ainsi le slogan des comités citoyens “Ça s’écrit EAU, mais ça se lit démocratie !” En France, c’est le projet de nouvel aéroport à Notre- Dame-des-Landes, qui cristallise la colère citoyenne contre un modèle de société où le développement économique se fait contre la nature et contre les peuples.

La France a également connu à partir de 2011 un vaste mouvement populaire contre l’exploitation des gaz de schiste, qui a abouti à la mise en place d’un moratoire sur l’exploitation de ces hydrocarbures non conventionnels. A ce mouvement, fait écho la forte mobilisation anti-gaz de schiste en Pologne, où paysan.ne.s et citoyen.ne.s ont provisoirement empêché la multinationale états-unienne Chevron d’exploiter le sous-sol.

L’Europe de l’Est et les Balkans ont connu une séquence de mobilisations historiques, avec des manifestations très importantes en Roumanie, en Bulgarie, et plus récemment en Bosnie et en Slovénie.

En Allemagne, devant la Banque centrale européenne, les mobilisations “Blockupy Francfort”, organisées depuis 2012, dénoncent l’Europe de la finance. En Grande-Bretagne, la Coalition of Resistance, qui rassemble syndicats, mouvements citoyens et les No cuts, est à l’origine de manifestations sans précédent depuis des décennies contre le plan d’austérité drastique du gouvernement Cameron.

Ces mouvements discutent ensemble, se rencontrent à l’occasion permettant la création de réseaux de mobilisation européens, c’est le cas sur la santé, sur le logement. Si une riposte générale n’est pas encore à l’ordre du jour, ces mouvements constituent néanmoins des embryons nécessaires pour dessiner des alternatives nationales mais aussi européennes.

Conclusion

Dans de nombreux pays, les citoyen.ne.s s’organisent et se mobilisent. Au plan local ou national, articulées ou non au plan européen, ces mobilisations contribuent à des victoires contre les politiques néolibérales, et ouvrent la voie à des ruptures politiques. Celles-ci impliquent l’émergence de forces politiques progressistes, à laquelle les mouvements sociaux contribuent tout en gardant une autonomie exigeante.

Attac soutient les mouvements qui agissent contre les diktats de la finance, de l’austérité et de la compétitivité, contre cette Union européenne des oligarchies, construite par et pour elles. La coordination entre ces mouvements au plan européen doit jouer un rôle important. Attac France œuvre avec le réseau des Attac d’Europe à construire un espace de réflexion et d’action pour tous ceux et toutes celles qui souhaitent faire avancer un projet démocratique et la construction d’un avenir commun.

Après l’Université d’été européenne des mouvements sociaux, à Paris du 19 au 23 août 2014, lieu d’échange, de débats et de coordination pour les mouvements européens, Attac sera à Francfort à l’automne 2014 lors des importantes mobilisations qui seront organisées à l’occasion du déménagement de la Banque centrale européenne et qui seront un autre moment de coordination des luttes, l’expression d’une résistance globale et du passage à l’offensive des mouvements sociaux.

En France et en Europe, mobilisons-nous !

Quelques liens

Coalition européenne Alter Sommet pour une Europe sociale, écologique et féministe http://www.altersummit.eu

Campagne internationale de solidarité avec la Grèce : http://bit.ly/1hldgVh

Forum alternatif mondial de l’eau : www.fame2012.org

Coordination européenne pour le droit au logement (anglais) : http://europeandayofactionforhousingrights.wordpress.com

Site international Blockupy Francfort (anglais) : https://blockupy.org/en/

La plateforme Democracia Real Ya du mouvement 15M (espagnol) : http://www.democraciarealya.es/

Le collectif français Stop-Tafta contre l’accord transatlantique : https://www.collectifstoptafta.org/

Portail de la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des- Landes : http://zad.nadir.org/

Coordination française contre les gaz de schiste : http://www.nongazdeschiste.fr

Source https://france.attac.org/

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Pour consuiter cette brochure intégralement, il suffit de cliquer sur l’image ci-dessus.

Littérature : L’europe

Attac, Fondation Copernic

« Que faire de l’Europe ? Désobéir pour reconstruire »

éd. Les Liens qui Libèrent, avril 2014, 174 pages, 14 euros

Sortie en librairie le 9 avril 2014.

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L’Europe n’a pas la cote. Pour beaucoup d’européens, l’Union est devenue un monstre hostile. Même dans la gauche critique, l’idéal européen recule, et l’idée se répand que seul reste le niveau national pour changer les choses.

 

Pourtant, quel pays européen isolé, s’il refusait la loi de la finance, pourrait durablement résister au capital mondialisé ? Ou peser dans les négociations climatiques pour enrayer la catastrophe annoncée ?

 

Les citoyens européens ont donc raison de demeurer attachés à l’idée d’un destin commun. Pourtant tout indique que l’Union européenne s’achemine vers la dislocation. Comment rompre avec cette Europe sans sacrifier l’idée européenne ? Comment s’appuyer sur des ruptures nationales sans renforcer les replis nationalistes ?

 

Les prémices d’une transition vers un nouveau modèle de développement existent en Europe, dans les nouvelles pratiques sociales qui se développement partout dans les sociétés européennes et au-delà. Au-delà des difficultés immenses de la tâche, il est impossible de renoncer à porter un projet européen et internationaliste si l’on prétend défendre une perspective radicale de transformation sociale et démocratique.

 

Il faudra désobéir à l’Union européenne pour redonner sa chance à l’Europe.

 

A partir d’une analyse fine des mouvements sociaux et des rapports de force européens, cet ouvrage explore une stratégie de la ligne de crête, en équilibre entre luttes nationales et européennes, entre ruptures par en haut et changements par en bas.

 

Sommaire

 

Chapitre 1. De continuité en ruptures : la longue marche du néolibéralisme

Chapitre 2. L’euro, machine à diverger

Chapitre 3. L’austérité, une erreur ? Non : un projet

Chapitre 4. La sortie de l’euro, un remède illusoire

Chapitre 5. Le mouvement social européen en chantier

Chapitre 6. Désobéir aux traités pour refonder l’Europe

Rédacteurtrices : Verveine Angeli, Thomas Coutrot, Guillaume Etiévant, Michel Husson, Pierre Khalfa, Daniel Rallet, Jacques Rigaudiat, Catherine Samary, Aurélie Trouvé.

 

Source : Attac.org

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