Le Havre : Littérature
Festival Littéraire :
Le Goût des Autres
Les 24, 25, 26, 27 janvier 2013, au Le Havre
Pour cette deuxième édition de ce Festival littéraire, les 100 ans de la naissance d’Aimé Césaire sont l’occasion à la fois de rendre hommage à cet immense auteur et de s’interroger sur son héritage en compagnie de quelques-uns des grands écrivains contemporains qui viennent faire résonner leurs textes.... La diversité littéraire aux couleurs antillaise et afro-américaine pour l’édition 2013 !
Au sein du Magic Mirrors, ce sont plus de 30 événements qui ponctuent les 4 jours du festival du 24 au 27 janvier 2013 au Havre : lectures rencontres avec des écrivains, concerts littéraires, débats, projections… 4 jours pour fêter les littératures de la négritude autour d’une programmation variée et spectaculaire.
Durant 4 jours, venez rencontrer des figures marquantes de la littérature contemporaine (parmi lesquelles Alain Mabanckou, Leonora Miano, Lyonel Trouillot, Gaston Paul Effa, Kettly Mars, Percival Everett, Nimrod, Eddy L. Harris etc…), découvrir de grands textes et des œuvres inédites (de Danton à Jules Ferry, de Martin Luther King à Aimé Césaire, de Léopold Sedar Senghor à Edouard Glissant) lors de rendez-vous avec des personnalités venues de tous les horizons (de Lilian Thuram à François Bayrou, de Denis Lavant à André Wilms, d’Anne Alvaro à Serge Teyssot-Gay, de Marianne Denicourt à Eric Elmosnino)
Le Festival littéraire se déroule du 24 au 27 janvier 2013 sur le site du Magic Mirrors au sein de trois espaces dédiés au festival. Sur site vous retrouverez également une Grand Librairie, animée par les libraires havrais et un espace de restauration Saveurs des Antilles.
En pratique :
Toutes les informations sur www.legoudesautres.com
Prochain rendez-vous
du 24 mai au 2 juin pour la 2e édition de Terres de Paroles
du 12 novembre au 7 décembre pour la 8e édition d'Automne en Normandie, sur le thème "Masculin/Féminin"

Littérature : Peintre
Dali
L'énigme sans fin
Ce hors-série est actuellement en vente chez votre libraire. Vous pouvez le trouver sans problème chez Catherine et Eric Picard, à la maison de la presse Au Fai’t à Auffay. (www.aufait76.com)
Salvador Dali n’est pas seulement un peintre charismatique, à forte personnalité. Il est un peintre de génie capable de produire des tableaux dignes des génies de la renaissance. Son humour est grand, délirant, quand son imagination, elle est tout simplement grandiose. Dali, ce n’est pas seulement le Monsieur aux gros yeux déclarant : « chocolat Lanvin, j’adore », avec une moustache en extension, comme un point final à cette pub. Toutefois, cette publicité l’a fait connaitre de millions d’enfants. Certains en avaient peur, d’autre rigolaient grassement, toutefois, Salvador Dali n’a laissé personne indifférent. Et tout le monde garde dans un coin de la tête une création du Maître.
Description de Yann Plougastel
Dali, le précurseur, le surréaliste, l’exhibitionniste dont l’œuvre et la vie se confondent, l’artiste secret, le franquiste et le clown fantasque… Le Monde publie ce hors-série consacré à l’artiste qui, mieux que quiconque, à travers toutes ses contradictions, a compris et incarné le XXe siècle. Une série de récits, témoignages, enquêtes, reportages et portfolios avec ses principales œuvres, à l’occasion de la grande rétrospective qui lui est consacrée au centre Pompidou.
Dali
"Eté 1938. En Espagne, la guerre civile bat son plein et en Allemagne, le nazisme triomphe. A Rome, Salvador Dalí peint L’Enigme sans fin, un de ses tableaux les
Plus déroutants, aux lectures multiples, fruit de la fusion entre désir et réalité, clin d’œil à peine déguisé à Léonard de Vinci. Comment ne pas voir dans cette « énigme » l’expression inconsciente du chaos qui menace le vieux monde ? Qu’est-ce qui se cache derrière ce paysage où l’on reconnaît les montagnes de sa jeunesse surplombant Cadaqués ? Un homme pensif ? Un visage de femme ? Une barque ? Un cheval ? Un lévrier ? Le buste de Gala, son épouse ? Tout cela à la fois. Car, les images ne sont pas les unes derrière les autres, comme dans un décor, mais s’entremêlent sur le même plan. Dalí doit être regardé de la même façon. D’un seul bloc. A la fois, exhibitionniste dont l’œuvre et la vie se confondent, artiste secret, qui, retiré dans la solitude de son atelier, se mesure à Raphaël ou à Vermeer, pervers polymorphe prêt à toutes les dépravations sexuelles, Don Quichotte prônant l’amour courtois, clown fantasque s’enflammant pour le chocolat Lanvin ou un dictateur comme Franco…
Qu’est-ce qui se cache derrière l’énigme Dalí ? Au sommet de sa gloire, en toute simplicité, il répondait: « Mes parents me baptisèrent Salvador. Ainsi que mon nom l’indique, je suis destiné à sauver rien de moins que la peinture du néant de l’art moderne, et cela à une époque de catastrophes, dans cet univers mécanique et médiocre où nous avons la détresse et l’honneur de vivre. » Bigre. En revanche, à la fin de sa vie, il avouait: « Le secret le plus re-secret est que le peintre le plus fameux du monde que je suis, ne sait pas encore comment on fait pour peindre… » Fichtre.
Picasso, le seul de ses contemporains que Dalí admirait, confia au photographe Brassaï, qu’il le voyait comme un « hors-bord tournant sans arrêt ». Sans doute. D’où cette étonnante faculté à demeurer, encore aujourd’hui, d’avant-garde, en joyeux précurseur. Il n’en reste pas moins que Dalí aura été, surtout, l’artiste qui, mieux que quiconque, à travers toutes ses contradictions, tour à tour anarchiste, communiste, franquiste, monarchiste, a compris et incarné le XXe siècle.
Automne 2012. C’est sans fin. Crise économique dans le monde. Montée de l’extrême droite en Europe. Et Dalí qui revient… Résultat, en plongeant dans les énigmes de son œuvre et de sa vie, c’est toute la réalité, absurde, cruelle et surréaliste, du monde actuel qui surgit."
Hors série Le Monde
Date de parution : novembre 2012.
Prix : 7,50 €
Ne manquez surtout pas de le lire, ou de le commander auprès de votre libraire.
Littérature : La presse
2012 : HÉCATOMBE POUR LES ACTEURS DE L’INFORMATION
Source Reporters Sans Frontières
PUBLIÉ LE MERCREDI 19 DÉCEMBRE 2012. MIS À JOUR LE JEUDI 20 DÉCEMBRE 2012.
Suite de l’article :
Les 5 plus grandes prisons du monde pour les journalistes
Un nombre record de journalistes emprisonnés, la Turquie en tête
Jamais les geôles n’ont enfermé autant de journalistes. Au moins 193 d’entre eux sont détenus pour leurs activités. Auxquels il faut ajouter au moins 130 net-citoyens engagés dans des actions d’information.
La Turquie, plus grande prison du monde pour les journalistes
Au moins 42 journalistes et 4 collaborateurs emprisonnés en lien avec leurs activités professionnelles
Le nombre de journalistes emprisonnés s’établit à un niveau inédit depuis la fin du régime militaire. De timides réformes législatives n’ont guère ralenti le rythme des arrestations, perquisitions et procès qui s’abattent sur les professionnels des médias, le plus souvent au nom de la "lutte contre le terrorisme". Fondée sur des lois répressives, la pratique judiciaire demeure largement sécuritaire, peu respectueuse de la liberté de l’information et du droit à un procès équitable. Cet état de fait contribue à répandre un nouveau climat d’intimidation dans un paysage médiatique qui reste pour l’heure vivace et pluraliste. Reporters sans frontières a récemment terminé une série d’enquêtes de plusieurs mois sur les journalistes emprisonnés en Turquie. Parmi les 72 journalistes emprisonnés, l’organisation est parvenue à établir qu’au moins 42 d’entre eux sont détenus en lien avec leurs activités de collecte et de diffusion d’informations. De nombreux cas demeurent en investigation.
L’absence de progrès en Chine
30 journalistes et 69 net-citoyens emprisonnés
La Chine maintient le nombre de journalistes détenus à un niveau stable depuis des années. Parmi la centaine de prisonniers, la plupart ont été condamnés à de lourdes peines de prison pour "subversion" ou "diffusion de secrets d’Etat". Ils sont détenus dans des conditions difficiles. Les autorités locales, très sensibles à la mauvaise publicité que peuvent attirer des reportages sur la corruption ou le népotisme, continuent à arrêter des journalistes. De son côté, la police politique concentre ses efforts sur les militants de la liberté d’expression et les micro-blogueurs toujours plus inventifs pour contourner la censure.
L’Erythrée, un enfer carcéral
Au moins 28 journalistes emprisonnés
Le pays, plus grande prison d’Afrique pour les médias, a été coupé du monde après de grandes rafles, en septembre 2001, couplées avec la suspension de la presse privée. Aucun des vingt-huit journalistes actuellement incarcérés n’a eu droit à un procès, aucun n’a eu accès à un avocat, et rares sont ceux qui peuvent encore recevoir la visite de leur famille. Maintien à l’isolement, cellules souterraines, torture : les conditions de détention sont effroyables. Au moins sept journalistes sont morts en détention, au secret, ou se sont suicidés, dans l’indifférence et l’oubli. Parmi les dernières dictatures totalitaires de la planète, en dernière position dans le classement de la liberté de l’information, l’Erythrée laisse mourir à petit feu les hommes et femmes de médias qu’elle soupçonne d’atteinte à la sécurité nationale ou simplement d’avoir un regard critique vis-à-vis de la politique gouvernementale.
L’intolérance cruelle de la république des mollahs d’Iran
26 journalistes et 17 net-citoyens emprisonnés
En 2009, la situation de la liberté de la presse s’est considérablement détériorée avec la répression du mouvement de protestation qui a suivi la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence. Depuis, le pouvoir envoie régulièrement derrière les barreaux les acteurs de l’information qu’il estime avoir franchi la ligne rouge. L’état de santé de certains prisonniers est très préoccupant. Les détenus tombent sous le coup d’une double peine : ils sont privés de liberté et leurs proches font régulièrement l’objet de menaces, brimades et représailles s’ils osent parler à la presse. C’est également le cas pour ceux qui ont été libérés, menacés et souvent privés du droit de travailler suite à des pressions sur les médias qui les emploient.
Dans les geôles syriennes
Au moins 21 journalistes et 18 net-citoyens et citoyens-journalistes toujours emprisonnés
La répression en Syrie se traduit par des morts de journalistes et professionnels de l’information, mais les arrestations, si elles ont diminué en comparaison avec 2011, demeurent courantes. Le nombre de journalistes et de net-citoyens emprisonnés à ce jour demeure très élevé, plaçant le pays parmi les cinq plus grandes prisons du monde pour les acteurs de l’information. La torture est systématique, les autorités ne reculent devant rien pour obtenir des informations de leurs prisonniers et tenter de démanteler les réseaux d’opposants.
Baisse relative des arrestations et des enlèvements de journalistes
Sauf en Asie et dans les Amériques où les exactions progressent, les cas d’arrestations et d’enlèvements sont en baisse relative par rapport à 2011. L’an dernier, les acteurs de l’information ont été souvent pris à partie sur la voie publique lors de la couverture des manifestations et mouvements de mobilisations.
Ce danger “dans la rue” est pourtant loin d’avoir disparu, notamment en Syrie (au moins 51 arrestations, 30 agressions et 13 enlèvements de journalistes en 2012) et dans une moindre mesure au Bahreïn (18 arrestations et interpellations et 36 agressions). Il y est très compliqué de dénombrer de manière précise les arrestations d’acteurs de l’information au milieu des rafles ou arrestations ciblées visant les populations civiles. Par ailleurs, l’accès à l’information et sa vérification en Syrie sont très difficiles. Les chiffres présentés pour la Syrie sont donc clairement en deçà de la réalité. En Libye (7 arrestations en 2012 contre 28 en 2011) et en Egypte (33 arrestations et 63 agressions en 2012 contre 116 arrestations et 104 agressions en 2011), les arrestations et agressions ont fortement baissé après la chute de Mouammar Kadhafi et Hosni Moubarak. En Tunisie en revanche, le nombre d’agressions et de menaces a fortement augmenté en 2012, l’année 2011 ayant été marqué par un épisode révolutionnaire relativement court et peu répressif, en comparaison des autres pays qui ont connu des soulèvements populaires dans la région. Au Sultanat d’Oman, les autorités ont arrêté une trentaine de blogueurs pour tenter de mettre un terme à des mouvements de mobilisation faisant écho aux autres soulèvements dans le monde arabe.
Sur le continent américain, à Cuba, la répression a repris en intensité depuis 2011 contre les blogueurs et journalistes dissidents. Le Pérou conserve son triste record d’agressions annuelles, qui se chiffrent à chaque fois à près d’une centaine. Les augmentations les plus notables concernent l’Argentine, le Brésil et le Mexique. Cette situation est imputable à la polarisation croissante pour la première, à un contexte électoral tendu et violent pour le second, et à une situation de troubles politiques générés par les élections du 1er juillet - ajouté à une violence globale toujours alarmante - pour le troisième. La Colombie est la seule à afficher une baisse des agressions. Le pays n’en reste pas moins l’un des plus violents du continent pour les journalistes, avec le Honduras et le Mexique.
A l’inverse, les exactions ont augmenté en Asie, notamment en Inde, au Bangladesh, au Pakistan et au Népal. Avec un coup d’État qui ne dit pas son nom aux Maldives et une presse réduite au silence au Sri Lanka, le sous continent indien est la région d’Asie qui observe la plus forte dégradation en 2012. Le Congrès du Parti communiste chinois a été marqué par une recrudescence d’arrestations, d’agressions et d’actes de censures. De nombreux médias tentent de s’émanciper du contrôle du Département de la propagande et des autorités locales, mais le Parti communiste n’abandonne pas ce secteur "stratégique" et réinvente la censure.
Sur le continent africain, l’année 2012 a été marquée par l’apparition de violations au Mali, en particulier dans le Nord, mais également dans la capitale, Bamako (13 arrestations/interpellations, 8 agressions/menaces, 2 enlèvements et au moins 4 médias censurés). Les exactions et cas de censure connaissent une augmentation constante au Nigéria, en République démocratique du Congo, au Soudan et en Somalie. Une relative accalmie a été enregistrée dans des pays comme l’Ouganda, le Malawi ou l’Angola, touchés en 2011 par la répression de manifestations et de mouvements contestataires.
Un scénario qui se retrouve au Belarus, où le nombre d’interpellations “chute” à 31, un niveau toujours très préoccupant mais plus habituel, après une année 2011 marquée par des mouvements de contestation inédits et violemment réprimés. Les agressions, encouragées par l’impunité, continuent d’augmenter en Ukraine, pour atteindre un niveau très anormal dans un pays qui ne fait pas face à des problèmes sécuritaires particuliers. Le nombre d’arrestations et d’interpellations a doublé en Turquie, effet collatéral du regain de tension sur la question kurde.
La violence endémique explique le maintien d’un flux élevé du nombre de journalistes contraints de fuir leurs pays (73 recensés en 2012 ; 77 en 2011). Victimes de la terrible répression orchestrée par Damas, les acteurs de l’information syriens ont ravi à leurs confrères iraniens la première place du podium des journalistes s’étant résolus à l’exil en 2012. En Somalie, pour le seul mois de septembre, ils seraient plus d’une dizaine à avoir pris la route de l’exil.
Les nouvelles ne sont pas brillantes. Peut être un jour, notre pays sera-t-il surveillé, les journalistes ne seront-ils pas libres de leurs écrits, n’oublions pas que ce fut le cas sous le précédent régime. Même des cyberjournaux sont pris à partis par des citoyens chatouilleux, susceptibles. Heureusement que les gendarmes sont capables de faire la part des choses mais jusqu’à quand. Ne jamais citer un nom, sinon vous êtes bons comme la romaine pour la diffamation. Et là, pas de rédacteur en chef pour vous soutenir. Certains comme votre rédactrice ont une chance phénoménale : je n’ai rien à perdre, je n’ai pas de fric d’avance, je n’ai qu’une voiture vieillissante et une sclérose en plaque… En gros, la lutte continue ! A mes cyber- collègues, courage les amis, je suis solidaire de vous. J’ai une tendre pensée aussi pour les correspondants de presse, qui bossent comme des forçats, pour la plus part, font souvent le job des journalistes, et gagnent des clopinettes. Franchement, en la matière, il n’y a pas de justice ! Et là, je suis bien renseignée ayant été une ancienne correspondante de presse.
Alors courage, espérons, et avançons ! Il parait que les retours de manivelles peuvent être fulgurants, alors observons, patientons et ne perdons pas notre sens de l’humour.
Littérature : La Presse
Quand les médias paient un lourd tribut
L’article suivant est une reprise d’un article paru en fin d’année sur le site de Reporter sans Frontières. Malgré le temps qui passe, rien ne s’améliore dans le domaine de l’information. Certains états sont toujours aussi intraitables envers les journalistes les grands reporters, n’hésitant pas à tuer.
Pour nous informer, nous citoyens lambdas, des hommes et des femmes prennent des risques énormes face à des états fascisants, intolérant. Je pense notamment à Mémona Hintermann que j’ai eu la chance d’interviewer dans les années 2010. Elle est l’exemple même du Grand Reporter qui part sur tous les fronts les plus chauds de la planète.
En attendant, il est temps de prendre connaissance du bilan de 2012, de Reporters Sans Frontières :
2012 : HÉCATOMBE POUR LES ACTEURS DE L’INFORMATION
Source Reporters Sans Frontières
PUBLIÉ LE MERCREDI 19 DÉCEMBRE 2012. MIS À JOUR LE JEUDI 20 DÉCEMBRE 2012.
L’année la plus meurtrière pour les journalistes depuis la première publication du bilan annuel de Reporters sans frontières en 1995.
2012 en chiffres :
88 journalistes tués (+33 %)
879 journalistes arrêtés/interpellés
1993 journalistes agressés ou menacés
38 journalistes enlevés
73 journalistes qui ont fui leur pays
6 collaborateurs des médias tués
47 net-citoyens et citoyens-journalistes tués
144 blogueurs et net-citoyens arrêtés
193 journalistes emprisonnés
(Au 18 décembre 2012)
L’année 2012 s’est avérée particulièrement meurtrière, avec un nombre de journalistes tués dans l’exercice de leurs fonctions en hausse de 33 % par rapport à 2011. Les zones les plus touchées sont le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (26 morts), l’Asie (24 morts) et l’Afrique sub-saharienne (21 morts). Seul le continent américain connaît une baisse - relative - du nombre de journalistes tués dans le cadre de leur exercice professionnel (15 morts).
Jamais le bilan n’a été aussi macabre depuis 1995. Ces dernières années, le nombre de journalistes tués s’est élevé à 67 en 2011, 58 en 2010, 75 en 2009. En 2007, ce nombre avait connu un pic historique avec 87 professionnels des médias tués, un de moins que cette année. Les 88 journalistes qui ont perdu la vie en 2012 en lien avec leur activité ont été victimes de la couverture de conflits ou d’attentats, ou assassinés par des groupes liés au crime organisé (mafia, narcotrafic, etc.), des milices islamistes ou sur ordre d’officiels corrompus.
“Le nombre historiquement élevé de journalistes tués en 2012 est principalement imputable au conflit en Syrie, au chaos en Somalie et à la violence des talibans au Pakistan. L’impunité dont jouissent les auteurs d’exactions encourage la poursuite des violations des droits de l’homme, en particulier de la liberté de l’information”, a déclaré Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières.
Les atteintes sont perpétrées contre les acteurs de l’information au sens large. Outre ces 88 journalistes tués, les citoyens-journalistes et net-citoyens sont touchés de plein fouet (47 tués en 2012, 5 en 2011), notamment en Syrie. Ces hommes et femmes exercent la fonction de reporters, photographes ou vidéastes pour documenter leur quotidien et la répression. Sans leur action, le régime syrien serait en mesure d’imposer un black-out total de l’information dans certaines régions et de massacrer à huis clos.
Pour établir ces chiffres, Reporters sans frontières se fonde sur des données précises, collectées tout au long de l’année grâce à son activité de veille des violations de la liberté de l’information. Sont inclus dans ces statistiques les journalistes et les net-citoyens ayant trouvé la mort dans le cadre de leur travail d’information. Les journalistes ou net-citoyens tués dans le cadre d’activités strictement politiques ou militantes, en tout état de cause sans lien avec une démarche d’information, ne sont pas pris en compte par Reporters sans frontières. Les cas sur lesquels l’organisation n’a pas encore pu réunir les éléments nécessaires pour statuer avec rigueur demeurent en investigation.
2011 2012 Evolution
Journalistes tués 66 88 +33%
Journalistes arrêtés 1044 879 -16%
Journalistes agressés ou menacés 1959 1993 +2%
Journalistes enlevés 77 73 -5%
Net-citoyens et citoyens-journalistes tués 5 47 +840%
Net-citoyens arrêtés/interpellés 199 144 -27%
Les 5 pays les plus meurtriers pour les journalistes
Malgré l’adoption de la Résolution 1738 par le Conseil de sécurité des Nations unies qui rappelle aux Etats la nécessité de protéger les reporters en zones dangereuses, les violences commises à l’encontre des journalistes demeurent l’une des plus grandes menaces pour la liberté d’expression. En premier lieu, les assassinats.
La Syrie, cimetière des acteurs de l’information
En 2012, au moins 17 journalistes, 44 citoyens-journalistes et 4 collaborateurs des médias ont été tués
En Syrie, la répression sanglante menée par Bashar Al-Assad s’est abattue sur les acteurs de l’information, témoins gênants d’exactions commises par un régime aux abois. Parallèlement, des journalistes ont été pris à partie par certains groupes armés opposés au régime, de plus en plus intolérants face aux critiques et prompts à cataloguer comme espions les professionnels de l’information qui ne relaient pas leurs thèses. La polarisation de l’information, la propagande et les tentatives de manipulation, la violence extrême à laquelle les journalistes et citoyens-journalistes sont confrontés, les contraintes techniques rencontrées, font de l’activité de collecte et de diffusion d’informations un véritable sacerdoce dans ce pays.
Une année noire pour la Somalie
18 journalistes tués en 2012 dans ce pays de la corne de l’Afrique
En 2012, deux fois plus de journalistes ont perdu la vie en Somalie qu’au cours de l’année 2009, jusqu’alors l’année la plus meurtrière pour le pays. La seconde quinzaine du mois de septembre a été particulièrement sanglante, avec sept journalistes tués, dont deux en moins de 24 heures, un ayant été décapité et l’autre abattu. Les modalités “classiques” ? Assassinats ciblés et attentats à la bombe. Les journalistes sont victimes des milices armées, les shebab, mais aussi des administrations locales qui tentent de réduire les médias au silence. Les journalistes somaliens travaillent dans des conditions effroyables, dans la capitale Mogadiscio comme dans le reste du pays. L’absence de gouvernement stable depuis plus de 20 ans, dans cet Etat failli où la violence est enracinée et l’impunité la règle, alimente ce décompte macabre.
Pakistan, un journaliste tué tous les mois
10 journalistes et un collaborateur des médias tués : entre la violence endémique au Baloutchistan et les représailles des taliban, un terrain miné pour les reporters
Pour la deuxième année consécutive, 10 morts sont recensés au Pakistan, soit pratiquement un mort chaque mois depuis février 2010. De 2009 à 2011, le pays a été le plus meurtrier pour la presse et le Baloutchistan demeure l’une des régions les plus dangereuses au monde. Avec ses zones tribales, sa frontière avec l’Afghanistan, ses tensions avec l’Inde, son histoire politique chaotique, le Pakistan est l’une des régions les plus compliquées à couvrir. Menaces terroristes, violences policières, pouvoir sans frein de potentats locaux, dangers inhérents aux conflits dans les zones tribales, autant d’écueils souvent mortels sur le chemin des journalistes.
Au Mexique, les journalistes dans la ligne de mire du crime organisé
6 journalistes tués
La violence - devenue exponentielle pendant six ans avec l’offensive fédérale contre les cartels - s’abat sur les journalistes osant s’emparer des thèmes du narcotrafic, de la corruption, des infiltrations mafieuses au sein des autorités locales ou fédérales, et des violations des droits de l’homme attribuées à ces mêmes pouvoirs.
Brésil : l’envers du décor
5 journalistes tués
Au Brésil, la main du narcotrafic à la frontière paraguayenne paraît directement à l’origine de deux des cinq assassinats recensés en lien direct avec la profession, les journalistes concernés ayant dénoncé l’emprise des cartels sur les secteurs politiques et économiques locaux. Deux autres tués sont des journalistes-blogueurs, en général très exposés dès qu’une autorité publique est mise en cause ou que des cas de corruption sont dénoncés.
La suite de l’article dès demain.
Littérature : Reporters sans frontières
100 photos de Sam Shaw pour la liberté de la presse
Source Reporters Sans Frontières

Pour la fin d’année 2012, Reporters dan Frontières a sorti son album photo traditionnel que l’on retrouve plusieurs fois par an chez nos libraires. Cette fois-ci le thème est plus léger avec des photos de stars de Sam Shaw.
Que l’on aime ou pas ce thème fait que cela reste un achat caritatif au profit de Reporters Sans Frontières. Rien que pour cette raison, il ne faut surtout pas s’en priver, surtout que cet album ne dénaturera pas votre bibliothèque, bien au contraire. Les photos sont excellentes, magnifiques et peuvent nous donner des idées pour nos propres clichés.
« Les clichés de Sam Shaw ont longtemps figuré en Une de Life et de Look. Il est vrai que le photographe a immortalisé tout ce que Hollywood comptait de stars dans les années 1950 et 1960. Ingrid Bergman, Elizabeth Taylor, Sophia Loren, Audrey Hepburn, Marlon Brando, John Cassavetes, Anthony Quinn ou encore Woody Allen. Adepte des prises sur le vif, spontanées, naturelles, Sam Shaw fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de la création cinématographique. »
Toutes les photos sont créditées © 1950-2012 Sam Shaw Inc / Shaw Family Archives / Roger-Viollet
Tarif : 9.90 €
Il reste des exemplaires de cet album chez Catherine et Eric Picard, les libraires de la maison de la presse et librairie Au Fai’t à Auffay. http://www.aufait76.com, ne manquez pas de visiter leur site.
Littérature : Journalistes et Grands Reporters
Enfin : compilations d’articles de qualités, un témoin de notre temps
Les éditions 10/18 et Pocket viennent de publier deux ouvrages mettent en exergue les articles de journalistes : Grands reporters - Prix Albert Londres et Le Monde : Les grands reportages
Le premier paru, sous la direction de Christian Hoche et préfacé par Josette Alia, chez 10/18 compile 100 reportages d’exception de 1950 à nos jours. Depuis 1933, le Prix Albert Londres couronne chaque année le meilleur « grand reporter de la presse écrite ». Se lisant comme de véritables nouvelles, ces 100 textes lauréats permettent aux lecteurs de revivre 60 ans de l’histoire de notre monde. Un livre à ne pas manquer que l’on soit jeunes ou plus âgés, c’est un témoignage indispensable de notre société.
Pocket édite une version actualisée des Grand reportages du Monde, qui avaient été publiés par les Arènes à l’occasion du 20 000ème numéro du quotidien. Sous la direction de Jan Krauze et Didier Rioux, préfacé par Eric Fottorino, cette anthologie vivante compose un étonnant tableau de la France et du monde depuis plus d’un demi-siècle. Correspondants ou reporters de guerre, ils ont tous porté une certaine idée du journalisme, alliant la rigueur et le style, l’émotion et la justesse du regard. Et même une pointe d’humour dans certains cas, ce qui est loin d’être négligeable.
14,50 € chacun
Ces livres ont été disponibles chez Catherine et Eric Picard, les libraires de la maison de la presse et librairie Au Fai’t à Auffay. Toutefois, il n’en reste plus, mais n’hésitez pas à leurs en commander vos exemplaires, ils le feront avec la plus grande diligence dans la mesure des stocks des éditeurs. Eric et Catherine Picard ont un site internet : http://www.aufait76.com, ne manquez pas de le visiter.
Littérature : érotisme
Cinquante nuances de Grey - Tome 1
De E. L. James
Lorsqu'Anastasia Steele, étudiante en littérature, interviewe le richissime jeune chef d'entreprise Christian Grey, elle le trouve très séduisant mais profondément intimidant. Convaincue que leur rencontre a été désastreuse, elle tente de l'oublier – jusqu'à ce qu'il débarque dans le magasin où elle travaille et l'invite à un rendez-vous en tête-à-tête. Naïve et innocente, Ana ne se reconnait pas dans son désir pour cet homme.
Quand il la prévient de garder ses distances, cela ne fait que raviver son trouble. Mais Grey est tourmenté par des démons intérieurs, et consumé par le besoin de tout contrôler. Lorsqu'ils entament une liaison passionnée, Ana découvre ses propres désirs, ainsi que les secrets obscurs que Grey tient à dissimuler aux regards indiscrets…
L'éditeur en parle
Le premier tome de la trilogie érotique Fifty shades qui enflamme le monde. Romantique, libérateur et totalement addictif, ce roman vous obsédera, vous possédera et vous marquera à jamais.
Fiche technique
DATE DE PARUTION : 17/10/12
EDITEUR : JC Lattès
ISBN : 978-2-7096-4252-1
EAN : 9782709642521
PRÉSENTATION : Broché
NB. DE PAGES : 551 pages
POIDS : 0,524 Kg
DIMENSIONS : 13,0 cm × 20,5 cm × 4,0 cm
Biographie d'E. L. James
EL James, ancienne productrice de télévision, mariée et mère de deux enfants, vit à Londres. Depuis sa plus tendre enfance, elle rêvait d'écrire des récits dont les lecteurs tomberaient amoureux, mais avait mis ces rêves entre parenthèses pour se consacrer à sa famille et à sa carrière. Elle a enfin trouvé le courage de prendre sa plume pour rédiger son premier roman, Cinquante nuances de Grey. Elle est également l'auteur de Cinquante nuances plus sombres et de Cinquante nuances plus claires.
Prochaines parutions en prévision :
Tome 2, en janvier 2013
Tome 3, en février 2013
Pensée de Titine n°206
Quand j'ai en face de moi quelqu'un qui a la langue de bois, j'ai toujours peur qu'il me postillonne des échardes...
Littérature : Presse
Tout Hollande en un dossier.
'' Moi, François Normal '',
les nouveaux ''Dossiers du Canard''
124 pages,
Tarif : 6 € .
Elu depuis cinq mois, le président normal ne l'est plus qu'à moitié. La normalitude a perdu de sa vigueur depuis que la cote de popularité du nouveau locataire de l'Elysée a chuté aussi bas que celle de De Gaulle après les accords d'Evian, ce qui fait désordre même s'il est un peu tôt pour en conclure que sa politique prend l'eau. Mais il était temps pour '' Les Dossiers du Canard '' de se pencher sur le sujet Hollande. D'enquêter sur son enfance, ses amis, ses amours, ses emmerdes, son scooter à trois roues, son passage à HEC, ses frasques au sein de la promotion Voltaire, ses relations avec Bernadette Chirac, Angela Merkel et autres premières dames, l'argent. Rien n'a été laissé de côté. Pour tout connaître de la voie normale suivie par Hollande pour devenir le deuxième Corrézien et deuxième socialiste élu à l'Elysée, et tout comprendre de la politique qu'il veut mener, un '' Dossier '' royal à ne pas manquer.
Le Canard Enchainé reste fidèle à lui -même. Q'un gouvernement soit de gauche ou de droite, il tape sur tout ce qu'il bouge. Il reste le garde-fou des institutions politiques, et heureusement pour nous !
Ce dossier est croustillant. Un conseil, précipitez-vous chez votre libraire afin de l'acquerir. La maison de la presse de Catherine et Eric Picard dispose de quelques exemplaires à votre disposition. En cas de rupture de stock, n'hésitez pas à leir commander ce dossier. Ils feront le maximum pour vous satisfaire.
Littérature : Reporter Sans Frontières
100 photos de Steve McCurry
pour la liberté de la presse
En 1979, vêtu du costume local, Steve McCurry entre clandestinement en Afghanistan, et partage le quotidien des Moudjahidines pendant plusieurs semaines. Lorsqu’il réapparaît, ses rouleaux de pellicules dissimulés dans ses poches cousues donnent des images qui seront publiées partout dans le monde, parmi les premières qui révélèrent ce conflit.
Reporters sans frontières est fière d’ouvrir les pages de son nouvel album à Steve McCurry et de présenter 100 de ses plus belles photographies réalisées en Afghanistan au cours des trente dernières années.
Tarif : 9.90 €
Cet album est vendu au profit de Reporter Sans Frontières. Alors pour la bonne cause, précipitez-vous chez votre libraire pour acheter votre exemplaire. Meci à la maison de presse de Catherine et Eric Picard, ils disposent toujours des meilleurs publications dès leurs sorties.
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