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Economie : La Lybie

 

La politique sociale du Colonel Kadhafi

Il faut appeler un chat, un chat

 

Les insurgés ont soit disant pris l’intégralité de la Libye et sa capitale Tripoli. Apparemment, des échos proviennent de médias extérieurs, sur une mise en scène de l’information, des prises de position de l’OTAN, on ne peut plus contestables.

 

 

Moncef Djaziri nous donne une vision de la Lybie avant les évènements, Merci de lire jusqu’au bout, vous serez très surpris :

Article par Moncef Djaziri

La politique économique et sociale menée en Libye depuis 1969 a permis une amélioration notable des conditions de vie des Libyens. Cette politique a également rendu possible le développement d’une industrie pétrochimique et des réalisations telles que le « grand fleuve artificiel». Grâce à la rente pétrolière, les autorités ont également investi massivement dans l’éducation. Ainsi, le taux d’alphabétisation est passé d’environ 20% avant 1969 à plus de 82% actuellement. De même, l’espérance de vie moyenne est passée, au cours de la même période, de 44 à 70 ans. Rappelons par ailleurs que le PIB par habitant est de l’ordre de 11 000 dollars, l’un des plus élevés dans le monde arabe.

 

Du point de vue de la modernisation, c’est dans le domaine du statut de la femme que les changements ont été les plus significatifs ; Signalons à cet égard la loi sur le mariage et le divorce de 1984, qui a introduit des améliorations très sensibles dans le statut des femmes : insertion professionnelle facilitée, quasi-interdiction de la polygamie, libre consentement au mariage, possibilité de divorcer, de pouvoir disposer d’un logement en cas de divorce et de jouir de biens propres. Ces changements ont été introduits en dépit de l’opposition des islamistes et des milieux traditionalistes. Contrairement à d’autres pays d’Afrique, où le discours politique sur le développement a une dimension technocratique et scientiste (Munro, 1996), en Libye le discours relatif à l’amélioration des conditions des femmes s’inscrit dans un effort de relecture critique de la tradition musulmane.

 

Par ailleurs, l’accent mis par Kadhafi dès 1975 sur la nécessité de dissocier la doctrine musulmane de la morale coranique, ainsi que la critique de la place des ‘ulamâ’ dans le système politique, sont l’indice de l’amorce d’un processus de sécularisation de l’Etat. L’attitude de Kadhafi s’inscrit tendanciellement dans un long processus de dissociation du pouvoir politique vis-à-vis du pouvoir religieux. En tant que telle, elle recouvre ce que Hichem Djaït a appelé un « laïcisme ouvert » (1974).

 

Progrès social et régression politique

Si un trait distingue le système politique libyen, c’est bien le contraste entre les avancées socio-économiques accomplies depuis le coup d’Etat de 1969 et la régression politique observée depuis 1973. Certes, sous l’ancien régime monarchique, les partis politiques étaient interdits et le droit d’expression inexistant. Après la prise du pouvoir par Kadhafi, on a d’ailleurs assisté durant trois ans à un desserrement de ce carcan et à une forme de libéralisation politique - on peut même dire que c’est durant cette période d’incertitude que la Libye a vécu son unique moment de réelle démocratie. Mais cette parenthèse s’est close avec la « révolution culturelle » d’avril 1973, lorsque Kadhafi a rompu avec la République naissante, la bourgeoisie libyenne et cette partie de la classe moyenne qui croyait que le leader libyen allait instaurer un régime démocratique avec des partis politiques.

 

Craignant de perdre le pouvoir, Kadhafi s’est engagé dans un processus de rupture avec les valeurs républicaines, préférant lancer le modèle jamahiriyen, qui certes assure la participation des Libyens à la gestion du pays, mais sans interférence dans les conceptions des grandes orientations politiques. Le système politique libyen est donc demeuré relativement fermé et la société libyenne contrôlée. La presse n’y est pas indépendante et la société civile n’est pas en mesure de s’auto-organiser. Sous peine d’emprisonnement, les citoyens libyens ne peuvent critiquer l’action du gouvernement ni contester la nature du régime ou mettre en cause le pouvoir de Kadhafi.

 

En dépit de cette répression politique, on voit cependant émerger à l’intérieur du pays, et plus encore à l’extérieur, quelques organisations et groupes sociaux qui sont l’expression d’une société civile en développement. On assiste notamment depuis quelques années à l’émergence de forces sociales et politiques qui proposent chacune leur programme et leurs orientations politiques. Parmi ces forces, on trouve des islamistes modérés, des nationalistes républicains, voire même des monarchistes qui se réclament peu ou prou de l’héritage sanoussi. Tous revendiquent une nouvelle constitution et une réelle ouverture politique.

 

Dissensions au sein de l’élite au pouvoir

Mais la principale source de remise en cause du pouvoir est sans doute à trouver à l’intérieur même du régime. En effet, deux types d’élites politiques gouvernent actuellement le pays. Il y a d’abord l’élite « révolutionnaire », celle qui se considère comme détentrice du projet de Kadhafi et veille à ce que les décisions ne s’en écartent pas trop. Elle est constituée d’un nombre restreint d’acteurs qui jouent un rôle prédominant dans le processus de décision et à la tête desquels se trouve Kadhafi. D’un autre côté il y a une élite administrative et gestionnaire, réduite en nombre et chargée de faire fonctionner l’Etat et d’appliquer les décisions prises par les Congrès populaires et impulsées par le pouvoir révolutionnaire, celui de Kadhafi et des comités révolutionnaires.

 

Les exigences de l’environnement international, de même que l’âge de Mouammar Kadhafi, exacerbent le conflit entre « durs » et « modérés » au sein de l’élite politique. C’est en quelque sorte une lutte au sein de l’élite du pouvoir, une lutte entre les « réformateurs » qui veulent transformer le système politique et les « révolutionnaires » qui refusent tout changement. Cette lutte semble impliquer l’un des fils de Kadhafi, Seif al-islam, qui cherche à réformer la vie politique et rencontre bien des résistances, parmi lesquelles celle de son propre frère, Hannibal, associé aux « durs ».

 

Le défi majeur auquel font face les élites politiques en Libye est bien celui d’une transition politique qui sauvegarderait et approfondirait les acquis de la révolution de septembre 1969. En effet, l’après Kadhafi pourrait ouvrir une crise politique grave qui plongerait le pays dans une guerre civile. Cependant, cette issue n’est pas fatale. Elle dépend de la capacité des dirigeants actuels à mettre en place et à initier un processus de transfert progressif et concerté du pouvoir afin d’assurer une succession dans la stabilité. L’hypothèse d’une « dynastisation républicaine » du pouvoir en Libye, avec Seif al-islam Kadhafi qui incarne le réformisme et le changement politique, est plausible et présente une certaine pertinence. L’idée d’une alliance des forces progressistes et des forces républicaines autour d’un projet de renforcement de la modernisation sociale et de démocratisation de la vie politique, avec une reconnaissance du rôle de la société civile, projet que porterait Seif al-islam Kadhafi, pourrait être une alternative crédible au pouvoir jamahiriyen actuel.

Source : http://www.cetri.be

200px-Muammar al-Gaddafi at the AU summit

L’objet de cet article n’est pas de glorifier le Colonel Kadhafi, cependant ses actions dans le domaine social furent plus qu’exemplaires, elles furent très généreuses.

Il donnait à son peuple :

1- L’électricité à usage domestique est gratuite !

2- L’eau à usage domestique est gratuite !

3- Le prix d’un litre d’essence est de 0,08 EUROS !

4- Le coût de la vie en Libye est beaucoup moins élevé que celui qui prévaut en France. Par exemple, le prix d’une demi-baguette de pain en France est d’environ 0,40 Euros, tandis qu’en Libye il est de 0,11 Euros !

5- Les banques libyennes accordent des prêts sans intérêts !

6- Les citoyens n’ont pas d’impôts à payer, et la TVA n’existe pas !

7- La Libye est le dernier pays dans la liste des pays endetté ! La dette publique est à 3,3% du PIB ! En France, elle est à 84,5% ! Aux US, 88,9% ! Aux Japon à 225,8%

8 – Le prix pour l’achat d’une voiture (Chevrolet, Toyota, Nissan, Mitsubishi, Peugeot, Renault…) est au prix d’usine (voitures importées du Japon, Corée du sud, Chine, Etats-Unis…) !

9- Pour chaque étudiant voulant faire ses études à l’étranger, le « gouvernement » attribue une bourse de 1627,11 Euros par mois !

10- Tout étudiant diplômé reçoit le salaire moyen de la profession du cursus choisi s’il ne trouve pas d’emploi !

11- Lorsqu’un couple se marie, l’« Etat » paie le premier appartement ou maison (150 mètres carrés) !

12- Chaque famille libyenne, sur présentation du livret de famille, reçoit une aide de 300 euros par mois !

13- Il existe des endroits nommés « Jamaiya », où on vend à moitié prix les produits d’alimentation pour toute famille nombreuse, sur présentation du livret de famille !

14- Pour tout employé dans la fonction publique, en cas de mobilité nécessaire à travers la Libye, l’ « Etat » fournit une voiture et une maison gratuitement. Et quelque temps après, ces biens sont à lui.

15- Dans le service public, même si la personne s’absente un ou deux jours, pas de déduction de ces jours sur son salaire, et pas de justificatif de maladie.

16- Tout(e) citoyen(ne) libyen(ne) n’ayant pas de logement peut s’inscrire auprès d’un organisme d’ « Etat », et il lui en sera attribué un sans qu’il ou elle n’avance aucuns frais, et sans crédit. Le droit au logement est fondamental, en Libye. Et un logement doit appartenir à celui qui l’occupe.

17- Tout citoyen libyen souhaitant faire des travaux dans sa maison peut s’inscrire auprès d’un organisme d’ « Etat », et ces travaux seront effectués gratuitement par des entreprises de travaux publics choisies par l’ « Etat ».

18- Le souci de l’égalité entre hommes et femmes prévaut, et les femmes ont accès à des fonctions importantes et à des postes de responsabilité.

19- Chaque citoyen(ne) libyen(ne) peut s’investir activement dans la vie politique et dans la gestion des affaires publiques, aux niveaux local, régional et national, dans le cadre d’un système de démocratie directe (cela va des Congrès populaires de base, permanents, jusqu’au Congrès général du peuple, le grand congrès national qui se réunit une fois par an) : sur 3,5 Millions d’adultes, 600 000 citoyens participent activement à la vie politique !

20- La Libye est la première réserve pétrolière d’Afrique !

21- La Libye contient 1800 km de côtes sur la méditerranée et a un des taux d’ensoleillement les plus élevés au monde !

22- Les soins médicaux sont gratuits !

23- L’éducation secondaire et universitaire est gratuite. Le taux d’alphabétisation est supérieur à 90% !

24- Il y a des subventions sur toutes les denrées alimentaires de bases (ex : un kg de pâtes acheté 1€ à un producteur tunisien, le gouvernement libyen le revend 0,50€ aux Libyens) !

25- La Libye participe ardemment au développement de l’Afrique, à son indépendance vis-à-vis des occidentaux et leur système monétaire dictatorial. C’est plus de 60 milliards de dollars que l’état libyen était prêt à investir dans 25 pays d’Afrique pour donner du travail à des millions d’Africains.

26- La Libye est le 6 ou 7 ème fond souverain financier dans le monde ! Les réserves fiduciaires sont supérieures à celle de la Russie, par exemple.

Source www. http://allainjules.com,  http://www.come4news.com

 

Etonnant de voir un peuple se révolter avec autant de possibilités sociales. Evidemment Mohammard Kadhafi est un grand mégalomane. Cependant, que ce serait-il passé si l’Otan et la France n’avaient pas mis leurs nez dans les affaires de la Lybie. Serait-ce l’appât du pétrole ? Une sombre rancune datant de 2007, lorsque Kadhafi a planté sa tente face à l’Elysée, mais n’a pas passé toutes les commandes escomptées auprès de la France (entre autre les avions de guerre, les rafales).

Si tel est le cas, ce serait « petit ».  Pourtant, Seif al-islam Kadhafi, le fils préféré,  pouvait être une alternative crédible au pouvoir jamahiriyen : un passage de pouvoir en douceur, pour une politique plus douce.

Dommage que les médias ne nous informent pas suffisamment sur ce qu’a fait de bien le Colonel Kadhafi. Qui parmi vous connaissaient la politique sociale du Colonel ?

 

Dans la vie, rien n’est blanc, rien n’est noir : la Lybie ne déroge pas à la règle. Les instances internationales auraient peut-être dû examiner les avancées de la Lybie depuis 1969. Kadhafi un tyran, oui sans doute, mais combien en France voteraient pour sa politique sociale ? Sans doute les plus fauchés d’entre nous. En attendant, la révolution libyenne est en route. L’OTAN a mis un coup de pied dans le nid de guêpes. A qui cette révolution profite-t-elle ?

Il est impossible de dire que Kadhafi est un type bien. Il était un être extrêmement répressif, n’ayant pas hésité à tuer des opposants.

Tout ceci est bien compliqué. Mais un goût amer reste en bouche face à la coalition de l’OTAN et de la France. 

D’une poignée d’insurgés, le pays entier s’est révolté, se sentant soutenu par des puissances étrangères, mais leur veulent-elles du bien ?  La Lybie retrouvera-t-elle une telle politique sociale, une fois le régime kadhafiste entièrement renversé.

Il est permis à tout un chacun de douter, n'est-ce pas ?

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