Éditorial : Rentrée de septembre
Ouf !
Reprise de la normalité.
Je ne sais pas si vous, mais moi, j'ai horreur de cette période de rentrée des classes. Tout comme je déteste ces saboteurs de vacances qui mettent en vente des cartables, des trousses, gommes, cahiers, dès juillet : cela me colle une déprime profonde. Heureusement, bientôt halloween va remédier au problème et nous apporter enfin des magasins à visage humain, avec un peu de gaieté. Non, je plaisante !
Il est vrai que je déprime sec quand je vois un p'tit bout de chou pleurer lors de sa première rentrée des classes. J'ai honte pour ces pseudos journalistes TV qui n'ont aucune pudeur, aucun scrupule à nous monter la détresse, le chagrin d'un petit enfant.
Moi, j'ai subi ce traumatisme qui a duré mes 2 ans de maternelle, le temps que je me débarrasse de la vieille bique qui me servait d'instit et m'avait prise en grippe parce que j'étais trop sensible. Alors rien que pour cette raison, j'ai horreur de la rentrée des classes et suis entièrement solidaire des p'tits qui chialent sur leur prime jeunesse qui s'enfuit avec la première seconde passée dans une cours d'école.
Nouvelles physiques
Physiquement, je vais mieux. J'ai commencé un nouveau traitement contre la sclérose en plaque. Il s'agit d'une perfusion une fois par mois. J'ai eu ma deuxième hier. Apparemment, cela ne me fait pas de mal et depuis une bonne semaine, je n'ai presque plus besoin de ma canne anglaise. J'ai recommencé les séances de kiné, c'est une aide supplémentaire non négligeable.
Bref, côté sclérose en plaque, je suis prise en charge par un excellent neurologue. Il explique, il tempère, il est là quand ça va mal et agit.
La clinique Mégival à Dieppe où je fais mes perfusions propose un accueil parfait. Les infirmières sont géniales y compris avec les gens comme moi qui n'ont pas de veines (pas facile pour les perfusions).
Franchement, je suis une petite veinarde d'avoir un personnel médical qui s'occupe aussi bien de moi pour me retaper la santé. J'en profite pour remercier chaleureusement la secrétaire de mon neurologue qui ne fait jamais barrage quand je suis en état d'urgence, de poussée de sclérose en plaque. Je lui en suis très reconnaissante.
Nouvelles morales
Ce n'est pas brillant. Je n'arrive plus à pleurer. J'essaie de remonter la pente. On n'aime pas un homme impunément durant plus de 5 ans, surtout quand on a partagé sa vie durant 6 mois. Même si « mon homme » était un sadique, les sentiments restent à vifs. Les nuits sont difficiles, ses bras me manquent. Côté positif, je noie mon chagrin dans le travail et c'est une très bonne chose. Je prend soin de ma zone affective afin qu'il n'y ait plus de perturbation. Monsieur Z, mon ex, m'avait mise à mal de ce côté là et a été le déclencheur de ma dernière poussée de sclérose en plaque.
Pour l'instant, je lutte docteur, je lutte contre la déprime.
Les fautes orthographes
oui, j'assume, en ce moment, je suis une catastrophe ambulante. Ma vigilance est un peu en berne de ce côté là : je ne dors que 2 à 3 heures par nuit et c'est juste. Cependant, je vous promets que je vais faire un effort dans le futur proche.
Bilan de l'été
L'audience d' Eawy News est quelque peu en déconfiture, avec seulement 4000 lecteurs par mois. Merci de faire de la pub autour de vous si vous aimez ce journal du net qui n'a pas la langue de bois.
En attendant du mieux, je continue à écrire pour vous.
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Cordialement
Votre rédactrice
Bénédicte Mouchard
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