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Un nouvel impôt sur la maladie: c'est le choix du gouvernement.

 

Non la maladie n'est pas un  choix !

 

Dans la nuit de samedi à dimanche, les députés ont adopté les franchises médicales.

 

Résultat: à compter du 1er janvier 2008, les malades paieront:

 

- une taxe sur leurs remboursements de soin, s'élevant à 0,50€ par boite de médicament,

- une taxe de 0,50€ sur chaque acte médical, et

- une taxe de 2 euros sur les transports sanitaires (ambulance et taxi).

De ce fait, les malades de la région dieppoise, en traitement pour un cancer, et devant se rendre régulièrement à Becquerel pour leur traitement, seront lourdement pénalisés.

 

Avec cet impôt sur la maladie, le gouvernement va ponctionner 850 millions d'euros dans la poche des malades.

 

Le financement des soins glisse :

 

- du cotisant vers le malade,

- de la prise en charge collective à la prise en charge individuelle,

- d'un régime de solidarité à un régime assuranciel.

La vérité est que le dispositif décidé par le gouvernement rompt avec le principe de solidarité.

 

Pourtant, qui peut sérieusement prétendre que les patients atteints d'un cancer, d'une maladie génétique ou de la maladie d'Alzheimer sont des consommateurs de soins irresponsables ?

 

La CGT, le réaffirme: la maladie n'est pas un choix, et les malades ne sont pas des coupables !

 

 

Cet article a été récupéré avec l’accord de la CGT de  Dieppe. http://cgt-dieppe.over-blog.com/article-13454909.html

 

Il est vrai que quand on est en pleine forme, cette loi peut sembler insignifiante, mais quand on est malade, ce type de loi  devient une agression. Au cas où vous ne le sauriez pas, votre rédactrice est en invalidité à 80 %, et aussi déclarée travailleur handicapée. Son taux d’AAH est de 423 €… Quand on retire les médicaments, il reste quoi. Autant, nous filer un fusil et une balle dans la tête. Ma sclérose en plaque, je n’ai pas pleuré pour l’avoir. Alors pitié, si l’on ne peut plus attendre l’aide d’un état empathique, où va-t-on ?

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