Fait de Société : Les 2 roues
Quand 2 roues riment avec nuisances
Le bruit, la vitesse et agglomération sans tenir compte des enfants qui peuvent traverser opportunément, les parasites que nous retrouvons sur nos télés… Les engins trafiqués pour aller plus vite, faire plus de bruit… Cependant des lois existent :
(Source internet)
« Ne jamais perdre de vue que les règles concernant les caractéristiques de sa moto et de son équipement sont
particulièrement strictes et ne laissent rien au hasard. Le seul fait de modifier ce qui a été déclaré lors de l'agrément de sa moto par le service des Mines sans faire une nouvelle réception à
la DRIRE, constitue un risque vis-à-vis des forces de l'ordre car la moto ne correspond plus à celle agréée par l'administration.
Il convient donc de rappeler que sont obligatoires :
Un dispositif antiparasite
Au moins un rétroviseur côté gauche
Un avertisseur sonore homologué (Article R313-33 du code de la route)
Un compteur de vitesse appelé dans le code de la route Indicateur de vitesse (Article R317-1 du code de la route)
un compteur kilométrique (Article R317-5 du code de la route)
Deux freins pouvant être actionnés indépendamment l’un de l’autre
Au moins une béquille
Une plaque constructeur indiquant :
la marque
le numéro d’identification du constructeur
le niveau sonore de la moto au ralenti et le régime moteur auquel ce niveau sonore a été enregistré.
Un numéro d'identification doit être frappé à froid de façon à être facilement lisible à un endroit accessible du châssis ou du cadre, sur la partie droite du deux roues. (Article R317-9 du code de la route)
Concernant l’éclairage, il faut :
deux feux clignotants de changement de direction à l'avant et à l'arrière (Article R313-14 du code de la route)
A l'avant : un feu de croisement et un feu de route (Article R313-2 et Article R313-3 du code de la route)
Précisons que le code de la route dans son
article R416-7 du code de la route impose non seulement aux motocyclettes mais aussi aux motocyclettes légères et à tous les cyclomoteurs (depuis le 1 mars 2007) de
circuler de jour avec le ou leurs feux de croisement allumés. Le non respect de cette obligation est passible d'une contravention de deuxième classe... Article R416-17 du code de la route
De jour, les motocyclettes et les cyclomoteurs doivent circuler avec le ou leurs feux de croisement allumés.
Le ministre chargé des transports fixe les conditions d'application du présent article et peut prévoir des dérogations pour les véhicules dont les caractéristiques interdisent l'utilisation
permanente des feux de croisement.
Le fait, pour tout conducteur, de contrevenir aux dispositions du présent article ou à celles prises pour son application est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la deuxième
classe.
A l'arrière : un feu d'arrêt rouge, un éclairage de plaque d' immatriculation qui permet de lire le numéro à 20 mètres et un catadioptre non triangulaire (Article R313-18 du code de la route)
Lire les Articles R313-1 à R313-7 et R313-12 à R313-14 ainsi que les Articles R313-18 à 20 et R313-33 du code de la route
- Les pneus doivent posséder des rainures de plus d’un millimètre de profondeur. Journal officiel du 2 septembre 1970 définissant les caractéristiques et les conditions
d'utilisation du pneu
- En ce qui concerne l’échappement, il doit bien entendu être homologué et porter son numéro d’homologation.
Son bruit ne doit excéder :
75 décibels jusqu’à 80 cm3
79 décibels jusqu’à 175 cm3
80 décibels au-delà
Attention,
en cas de bruit excessif, les amendes sont de 68 € et peuvent atteindre 450 € en cas de paiement tardif. En outre, la verbalisation peut entraîner l’immobilisation du véhicule et l’obligation de
s’en retourner à pied. Mais il est bon de savoir quel’article R. 318-3 du Code de la route dispose
que « les véhicules ne doivent pas émettre de bruits susceptibles de causer une gêne aux usagers de la route ou aux riverains », Cet article permet donc aux forces de l'ordre une verbalisation,
sans nécessité d'avoir recours à une mesure sonométrique, qui peut être totalement arbitraire.
Nous n'avons pas trouvé les textes précisant l'usage du sonomètre et les conditions de son utilisation (distances, hauteurs, etc...) il est vrai que l'article R318-3 du code de la route donne
aux forces de l'ordre de grandes facilités pour verbaliser.
Ci-dessous, un texte intéressant commentant la réglementation des niveaux sonores des pots d'échappement conformément à la directive européenne 97/24/CE de Juin 2001.
www.infobruit.org/../Reglementation/des/materiels/385/01040201
Sont soumis depuis le 17 juin 1999 à cette directive européenne 97/24/CE tous les nouveaux modèles de motos et de scooters.
A cet autre lien un extrait d'une directive du ministère de l'intérieur du 23 mai 2005 (N°NOR :
INT/K/05/00056/C) précisant les conditions dans
lesquelles peuvent s'effectuer un contrôle de nuisances sonores provoquées par une moto ou un scooter. En quelques mots pour résumer cette directive il est précise que tout pouvoir est donne aux
forces de l'ordre pour verbaliser n'importe quel deux roues sur les seules constatations d'un agent verbalisateur
Enfin, point important à rappeler, le débridage qui consiste à modifier la puissance de la moto peut lui aussi entraîner de très graves conséquences en cas d’accident.
La plaque d'immatriculation de sa moto
Les plaques d'immatriculation de l'ensemble des motos circulant dans l'UE doivent toutes être similaires. Nulle
fantaisie n'est autorisée, tout est réglementé : la taille, la fixation, l’espacement des lettres ainsi que leur disposition.
La plaque d'immatriculation de la moto doit :
être positionnée à une hauteur minimale de 20 cm par rapport au sol, et dans tous les cas doit être placée au dessus de l'axe de roue,
ne pas être située à plus de 150 cm du sol,
être éclairée,
être aux couleurs légales,
être aux dimensions imposées par le code de la route,
être de la forme définie par les textes,
lettres et chiffres doivent être aux dimensions et au format légal et ont l'obligation d'être en caractères bâton, droits, noirs et bien et évidemment aussi être lisibles,
Le fond de ces plaques d'immatriculation est obligatoirement jaune ou blancs (blanc depuis le décret publié au J.O n° 108 du 10 mai 2007 page 8308),
ne pas représenter un danger pour les piétons,
être inamovible et solidement fixée par rivetage (on ne doit pas pouvoir la déposer sans outil),
D'une manière générale, les plaques d'immatriculation "perso" ou "fantaisistes" sont interdites.
Tout conducteur contrevenant à cette
harmonisation s'expose à une amende de 68 € en cas de contrôle.
Une exception à cette règle est cependant à relever : les motos immatriculées avant le 31 décembre 1992 (arrêté du 15/04/1996 et du 8/06/2001) et circulant encore avec des plaques noires pourront
les conserver en toute légalité. Une chance pour les collectionneurs de motos anciennes qui conserveront ainsi leur moto avec la plaque d'origine en noir et blanc, et ce à condition qu'ils ne
soient pas obligés d'immatriculer une nouvelle moto dans leur collection ou contraints de le faire suite à un changement d'adresse.
Pour ceux qui souhaitent obtenir plus de précisions concernant : les détails, les caractéristiques et les dimensions officielles des plaques d'immatriculation pour les motos ou les scooters
suivant qu'ils sont immatriculés dans le FNI ou le SIV :
Tailles et caractéristiques des plaques d'immatriculation des motos et des
scooters (systéme FNI) (fichier national des immatriculations) publiées au Journal Officiel du 17 Juillet 1996
Tailles et caractéristiques des plaques d'immatriculation des motos et des scooters (systéme SIV)
(Système immatriculation des véhicules) à partir du 15 avril 2009 pour les véhicules neufs. Arrêté publiées au Journal Officiel du 11 février 2009 »
Evidement une moto sans plaque d’immatriculation est répréhensible par la loi. Et oui, cela existe !
Paris : Rassemblement
UN AN ET 6 MOIS : RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN

Le mercredi 29 juin 2011, cela fera un an et six mois que les deux journalistes de France 3, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, ainsi que leur trois accompagnateurs afghans, Reza, Ghulam et Satar, sont détenus en Afghanistan. Ils ont été pris en otage par un groupe de talibans le 29 décembre 2009 dans la province de Kapisa alors qu’ils réalisaient un reportage pour l’émission "Pièces à conviction".
Un an et demi après cet enlèvement inacceptable, Reporters sans frontières et le Comité de soutien à Hervé et Stéphane appellent à un mouvement fort de solidarité à Paris et dans toute la France.
Un grand rassemblement républicain est organisé le mercredi 29 juin à 14H, Place Igor Stravinski (Fontaine des Automates) dans le 4ème arrondissement de Paris.
En présence des familles, et de nombreuses personnalités politiques et médiatiques qui rappelleront l’urgence de la libération d’Hervé et Stéphane.
Source : Reporter sans frontières
Faits de société : La sécurité routière
La prévention routière éducative
Ce n'est pas nouveau, la preuve en image
Attention, c'est le week end et les hommes en bleu ne distribuent que des prunes !
Fait de société : Liberté de la presse
100 photos de René Burri pour la liberté de la presse
L’apparition du Che en
couverture d’un album de Reporters sans frontières ne va pas de soi. Cette image, emblématique du travail de René Burri, est représentative de ses plus grands reportages. Après plus de soixante
années de carrière, des photographies parmi les plus connues de l’histoire, des reportages publiés dans les journaux les plus réputés, des séries sur Le Corbusier ou Pablo Picasso devenues
mythiques, René Burri appartient à la toute petite famille de ceux communément appelés les « monstres sacrés » de la Photographie.
En avant-propos, Daniel Cohn-Bendit souligne, dans le travail de Burri, l'engagement du photoreporter ; François Hébel rend hommage, dans sa préface, à l'immense carrière de ce photographe historique.
En 1949, René Burri entre à l'École des Arts Appliqués de Zurich. Diplômé quatre ans plus tard, en 1953, il ouvre un atelier avec Walker Binder. En 1954 et 1955, Burri travaille comme assistant-caméraman pour le Walt Disney Film Production en Suisse. Initialement attiré par le cinéma documentaire qui l'influencera par la suite, ses photos fonctionnent en série et racontent une histoire, il s'oriente finalement vers la photographie.
Le Zurichois considère la photo comme un moyen d'expression personnel, un outil lui permettant de montrer des images qui reflètent avant tout ses propres préoccupations. Contrairement à son mentor Henri Cartier-Bresson qui capte « l'instant décisif », Burri travaille davantage sur le long terme, comme peut le montrer son premier livre Les Allemands ou la publication de son reportage sur les derniers gauchos d'Argentine.
Dans les années 1950, il travaille pour de grands magazines et particulièrement pour Life. Burri photographie alors presque tous les grands évènements de l'époque : la guerre de Corée puis celle du Viêt Nam, la crise de Cuba et l'Amérique latine (où il photographie notamment Che Guevara et Fidel Castro), les bouleversements économiques et culturels en Chine, en Amérique du Sud ou en Europe. C'est un témoin de l'histoire qui veut restituer sa propre vision du monde.
Il n'y a pas de cadavres sur ses photos de guerre. Le photographe est surtout célèbre pour ses images fortes, qui renvoient aux évènements les plus tragiques, mais également pour ses compositions graphiques. Sa première grande publication et celle qui l'a rendu célèbre est sa série sur la rétrospective de Picasso, au Palazzo Reale de Milan. Il a aussi photographié la célèbre toile Guernica.
Burri sera engagé, par la suite, comme photographe dans l'atelier de l'artiste graphiste Josef Müller-Brockmann. En 1955, il visite la chapelle de pèlerinage du Corbusier à Ronchamp. Cet essai photographique sera publié et paraîtra dans Paris Match. Burri a aussi pris des clichés de son ami Jean Tinguely, un artiste suisse. Il travaille également pour l'agence de photographie Magnum, dont il est membre depuis 1959.
En 2004, la Maison européenne de la photographie, la MEP, propose une rétrospective de ses photos de 1950 à 2000, qui seraégalement présentée la même année à Lausanne au musée de l'Élysée.
Source Wikipédia, et Reporter sans Frontières
Cet album est en vente 9 € 90 . Chaque album vendu aide à l’avancée de la liberté de la presse. De plus, vous découvrirez de belles photographies, si vous êtes photographe amateur, vous ne pourrez qu’apprécier cette collection et elle ne déparera pas votre bibliothèque.
Fait de Société : les pétards
Tolérance limitée au 14 juillet !
La fête nationale est le moment idéal pour s’amuser avec les feux d’artifice et les pétards. Il est donc important de jeter un petit coup d'œil sur la réglementation d'utilisation des pétards et autres artifices de divertissements.
Il est coutume d'utiliser les pétards et d'utiliser d'autres artifices de divertissements ; tels que les feux d'artifice lors du 14 juillet sur tout le territoire français pour commémorer la grande Révolution française.
Mais pour une raison de sécurité sans doute, certaines lois ont été adoptées pour réglementer l'utilisationde ces produits.
Selon la loi n° 83-660 du 21 juillet 1983, le décret nº 84-270 du 11 avril 1984 et bien d'autres encore, il est formellement interdit de se servir de ces produits, à l'exception du jour de 14 juillet, dans des lieux publics ou lieux privés accessibles au public.
Utilisée à l'intérieur des propriétés privées, l’intensité de leurs bruits ne doit en aucun cas perturber ou gêner le voisinage
Source web.com
Par exemple, l'anniversaire du 11ème siècle de la Normandie est une mauvaise idée afin que vos enfants sortent les pétard, surtout 3 jours avant... Ils gènent les gens qui travaillent ! C'est répréhensible par la loi.
Faits de société : La SNCF
J’ai testé pour vous… Accès plus
![]()
Si vous avez un handicap, une carte handicapée et un long voyage à faire seul, rien ne vous empêche de demander l’aide de la SNCF
J’ai testé ce service courant avril dernier, et il s’avère que j’ai apprécié cette aide. Votre bagage doit faire 15 kgs maxi, ou alors il faut prévenir.
Dans les petites gares, le service accès plus n’est pas pris en charge, mais je peux vous assurer que dans les gare de Wissembourg et Auffay à mon arrivée, à chaque fois un membre de la SNCF m’a aidé à descendre mon bagage.
Pourtant, rien ne se voyait extérieurement de mon handicap, toutes les personnes atteintes de sclérose en plaques ne sont pas en fauteuil roulant. Avec mon sac de sport et mon sac photos, je ne pouvais pas prendre ma canne… Je me suis débrouillée tant bien que mal avec une atèle à la jambe droite et une genouillère à gauche
Je n’ai eu aucune réflexion, sauf à Rouen au retour. Quand j’ai expliqué mon problème, la personne a daigné m’aider et c’est débrouillée pour que le contrôleur m’aide à descendre mon sac à mon retour à Auffay.
Ce service aide les gens handicapés, que l’on ait des problèmes pour marcher, en fauteuil roulant, sourd, muet, tout est prévu pour nous faciliter nos déplacements.
Je profite de cet article pour remercier le service Accès Plus. Sans eux, je n’aurais jamais plus rejoindre ma vieille copine de classe primaire Laurence, en Alsace.
En pratique :
Tel 0 890 640 650 puis tapez 1
Mail accesplus@sncf.fr
Site www.accessibilite.sncf.com
Pour les personnes sourdes et malentendantes, SMS 0610 640 650
Ligne d’urgence accessibilité : 0890 640 650 puis tapez 2
Politique : Présomption d’innocence
Une information vraiment bandante
Il est connu qu’il ne faut pas tirer sur une ambulance… Et oui, la présomption d’innocence, ce n’est pas pour les chiens et est inspiré des droits de l’homme. Vérité, contre vérité, cabale, éliminer un homme génant… Tout reste à vérifier !
Dominique Strauss-Kahn inculpé d'agression sexuelle à New York
Source Par Christine Kearney et Lesley Wroughton | Reuters
DOMINIQUE STRAUSS-KAHN INCULPÉ D'AGRESSION SEXUELLE À NEW YORK
NEW YORK (Reuters) - Le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, a été inculpé dimanche d'agression sexuelle, de tentative de viol et de séquestration par le parquet de New York après les accusations d'une employée d'un grand hôtel de la ville.
L'ancien ministre de l'Economie âgé de 62 ans, qui figure au nombre des prétendants à l'investiture du Parti socialiste pour l'élection présidentielle en France en 2012, a été interpellé à l'aéroport JFK et placé en garde à vue. Il devrait être présenté à un juge dans la journée.
Favori des sondages, il n'a pas encore fait acte de candidature à la primaire qui se déroulera en octobre. Le dépôt des candidatures est prévu entre le 28 juin et le 9 juillet.
Une plainte à son encontre a été déposée samedi par une femme de chambre de 32 ans travaillant à l'hôtel Sofitel situé dans la 44e Rue Ouest, au coeur de Manhattan, a annoncé Paul Browne, porte-parole de la police de New York.
Interrogé par courrier électronique, Benjamin Brafman, l'avocat chargé de le représenter, a annoncé à Reuters qu'il plaiderait non-coupable.
DÉBARQUÉ DE L'AVION
Selon le récit des faits fourni par le porte-parole de la police, Dominique Staruss-Kahn serait sorti nu de la salle de bains de sa chambre d'hôtel, il aurait rejoint la femme de ménage dans la salle de séjour où elle se trouvait et l'aurait forcée à gagner la chambre où il aurait tenté de la violer.
La jeune femme a raconté s'être débattue, mais Dominique Strauss-Kahn l'aurait alors entraînée vers la salle de bains et aurait tenté de l'agresser sexuellement. Il aurait également tenté d'empêcher sa fuite en fermant la porte de la chambre à clé.
La femme de chambre est parvenue à se dégager et à donner l'alerte provoquant ce qui ressemble à un départ précipité de Dominique Strauss-Kahn.
"La police de New York s'est rendu compte qu'il (Strauss-Kahn) avait fui, il avait oublié son téléphone portable", a dit Paul Browne.
"Nous avons appris qu'il se trouvait à bord d'un avion d'Air France. Ils ont retardé le départ de l'avion, il a été débarqué et placé en détention pour interrogatoire", a-t-il ajouté.
Selon la législation de l'Etat de New York, une fellation non consentie est considérée comme un acte sexuel criminel.
Le responsable a précisé que le directeur général du FMI ne bénéficiait de l'immunité diplomatique.
La femme de chambre a été conduite par le service des urgences médicales à l'hôpital Roosevelt où elle a été soignée pour des blessures superficielles, a encore précisé Browne.
Citant un porte-parole de Port Authority, l'organisation gouvernementale gérant les infrastructures de transports de New York et du New Jersey, le New York Times précise que Dominique Strauss-Kahn a été appréhendé par des employés des autorités portuaires de la ville quelques minutes avant le décollage d'un vol d'Air France à destination de Paris.
TRAIN DE VIE
Le journal précise que l'interpellation a eu lieu à 16h45, heure locale : des employés en civil des autorités portuaires de New York et du New Jersey sont montés à bord du vol AF 23 d'Air France qui se trouvait sur le tarmac de l'aéroport et ont interpellé Dominique Strauss-Kahn.
Le patron du FMI était en route pour l'Europe, où il devait rencontrer dimanche la chancelière Angela Merkel.
Un avocat français de Dominique Strauss-Kahn, joint à Paris par Reuters, a invité à la prudence.
"Il faut attendre que les choses soient décantées et voir si c'est réel ou une provocation", a déclaré Me Jean Veil.
L'ancien ministre de l'Economie, nommé le 1er novembre 2007 directeur général du FMI, s'était retrouvé en 2008 au centre d'une controverse, accusé d'avoir eu une liaison avec l'une de ses subordonnées, Piroska Nagy, cadre d'origine hongroise employée au département Afrique du FMI.
Une enquête interne avait conclu à l'absence d'"abus hiérarchique", mais DSK avait présenté des excuses en reconnaissant "une erreur de jugement".
Cette affaire intervient alors que plusieurs médias français ont publié ces derniers jours des informations sur le "train de vie" du patron du FMI après la diffusion d'une photo prise à Paris, lors d'un récent séjour destiné à préparer sa candidature, le montrant en train de prendre place dans une voiture de luxe, une Porsche Panamera.
La voiture appartient à l'un de ses conseillers en communication, Ramzi Khiroun.
Dominique Strauss-Kahn a décidé d'assigner en justice le journal France Soir "à la suite de la publication de fausses informations relatives à son train de vie".
Le patron du FMI s'est vu régulièrement contraint de lutter contre son image de "gauche paillettes" mais aussi sa réputation tenace de séducteur.
Le député socialiste de Paris Jean-Marie Le Guen, l'un de ses proches, a dénoncé samedi une campagne délibérée contre sa personne, orchestrée selon lui par l'Elysée.
Dominique Strauss-Kahn est présenté dans les enquêtes d'opinion comme le candidat le plus dangereux pour le président sortant Nicolas Sarkozy, dont la candidature à sa propre succession ne fait guère de doute.
"Il y a maintenant une campagne tout à fait structurée, organisée, qui avait d'ailleurs été annoncée par M. Sarkozy et ses proches, qui veulent attaquer la personne de Dominique Strauss-Kahn", a dit Jean-Marie Le Guen sur Europe 1.
La présidence française n'a pas souhaité réagir à ces accusations."Nous n'avons aucun commentaire à faire sur ces propos", a-t-on dit à l'Elysée.
Source AGORAVOX
L’affaire DSK est-elle l’arbre qui cache la forêt ? Dans les dîners mondains, dans le
tout-Paris, le directeur du FMI est paraît-il connu pour ses conquêtes amoureuses. Sa supposée relation intime avec une économiste hongroise défraye en ce moment la chronique. Mais cette
relation entre adultes consentants est après tout sans conséquence si, comme le dit lui-même DSK, elle ne s’est bornée qu’à un banal échange amoureux. Il y a plus grave. Une vidéo en ligne
sur le web explique à mots couverts que DSK aurait pu se livrer à des violences sur Tristane Banon, une jeune journaliste et romancière. Si les faits sont avérés, l’accusation est terrible.
Or la victime ne les dissimule pas, mieux, elle accuse le directeur du FMI de l’avoir malmenée.
Comment cette vidéo n’a-t-elle pas fait un buzz énorme sur Internet ? On peut se le demander. Car son contenu est fracassant. Fracassant, peut-être, mais impossible à exploiter car le nom du protagoniste y est censuré. Pourtant, il n’est pas besoin d’être grand clerc pour savoir qui se cache derrière les bips... Il nous fallait vérifier que nos intuitions ne nous trompaient pas.
Dans cette vidéo, Tristane Banon, jeune journaliste et romancière, accuse un homme apparemment haut placé d’avoir voulu la violer. Qui est cet homme ? Mystère ? La scène se passe sur Paris Première pendant l’émission de Thierry Ardisson 93, Faubourg Saint-Honoré (diffusée le 5 puis le 20 février 2007).
Tristane Banon est assise autour de la table en compagnie des autres convives (étaient également présents Jacques Séguéla, Thierry Saussez, Jean-Michel Aphatie, Roger Hanin, Gérald Dahan, Claude Askolovitch et Hedwige Chevrillon) quand elle déclare : « Moi, c’est avec [et là le nom est remplacé par un long bip] avec qui ça c’est super mal passé. C’est le chimpanzé en rut ! » Et l’animateur Thierry Ardisson d’abonder dans son sens : « c’est un obsédé ! », lance-t-il.
Chacun se demande évidemment qui peut bien être cet individu dont on ignore pourquoi l’on bipe le nom. Pour le savoir, il a suffi de demander à la principale intéressée, Tristane Banon elle-même, qui nous a répondu le plus simplement du monde qu’il s’agissait de Dominique Strauss-Kahn.
Pourquoi avoir censuré le nom de ce politicien qui en 2002 n’était plus ministre, mais député et qui, en ce début d’année 2007, venait d’être nommé loin de Paris, au FMI ? « Je ne sais pas du tout, nous explique Tristane Banon. Ce que je sais c’est qu’il y avait déjà eu un problème une première fois quand Thierry Ardisson m’avait invitée sur l’émission Tout le monde en parle. On avait parlé de ça à la fin de ma séquence et la chaîne avait demandé à ce qu’on retire carrément toute la séquence... C’est une décision de Télé Paris et de Stéphane Simon. Ce n’est pas moi qui l’ai demandé, en tout cas ».
Autre sujet d’étonnement : pourquoi, en février 2007, personne n’a parlé de cette affaire ? Et pourquoi cette vidéo a-t-elle disparu d’internet comme si on avait voulu la supprimer définitivement des mémoires ? L’accusation portée par Tristane Banon est grave, mais pas absurde. Et elle est récurrente. « Qui n’a pas été coincée par Dominique Strauss-Kahn ? », demandait récemment Danielle Evenou pendant une émission de Laurent Ruquier. La presse anglo-saxonne, suivie par des blogs français, a également fait ses choux gras avec sa supposée liaison avec Yasmina Reza.
Comme on le sait, l’actuel directeur du FMI est actuellement sous les feux de l’actualité pour une affaire qui défraie la chronique, à savoir sa relation intime avec Piroska Nagy, une économiste hongroise qui a travaillé pour le département Afrique du FMI jusqu’en août dernier. DSK est soupçonné par l’institution internationale « sur un éventuel abus de pouvoir dont il aurait pu se rendre coupable en accordant des indemnités de départ trop importantes à Nagy ou en manœuvrant pour l’envoyer à Londres », selon Le Point.
Si Dominique Strauss-Khan ne nie pas avoir été proche de Mme Piroska Nagy, il nie en revanche tout abus de pouvoir. L’affaire aurait pu se terminer là si l’on ne reprochait pas également au directeur du FMI d’avoir agi en faveur d’une jeune femme qui a travaillé dans son équipe de campagne pendant la primaire socialiste de 2007, Emilie Byhet. Il lui est reproché d’avoir suggéré au département des ressources humaines du FMI de lui attribuer un stage au département recherche de l’institution...
Ces affaires ne sont certes pas à prendre à la légère, mais elles portent moins à conséquence que l’accusation que Tristane Banon lance à l’encontre de Dominique Strauss-Kahn. A l’époque des faits, en 2002, la jeune femme n’avait pas osé porter plainte. Pourtant elle avait pris contact avec un conseil juridique qui, d’après ce qu’elle explique dans la vidéo, possédait sur son agresseur supposé un fort volumineux dossier. Mais Tristane Banon a renoncé à porter plainte. Elle y renonce toujours, d’ailleurs :
« De toute façon, maintenant, je ne sais même pas s’il n’y a pas prescription. Ça fait six ans. Au départ, je voulais porter plainte, mais après il y avait eu l’histoire de Johnny Hallyday avec sa nana, c’était pile en même temps que ce qui m’était arrivé... Qu’est-ce qui va empêcher 50 % des gens que je vais croiser de ne pas me croire, ils ne sont pas censés croire en ma bonne foi. Alors je me suis dit qu’il fallait vivre avec ça. Et puis qu’est-ce que j’ai à y gagner ? De l’argent ? Je ne veux pas de son fric. Et si c’est pour faire vendre des bouquins sur ce genre de réputation, franchement je préfère en vendre peu ou pas... Et puis il y avait tout bêtement le fait que je vis seule à Paris. Il est avec un mec qui n’est pas forcément un tendre, il n’a pas forcément des méthodes très raffinées... Je ne pense pas qu’il m’aurait fait assassiner, mais me refaire le portrait, ça aurait été possible... ».
Comment tout cela s’est-il passé ? Tristane Banon prend contact avec Dominique Strauss-Kahn en 2002. A cette époque, elle prépare un livre, Erreurs avouées, qui sera publié quelques mois plus tard chez l’éditeur Anne Carrière, sans le témoignage de Dominique Strauss-Kahn. On comprend pourquoi en écoutant le récit de son entrevue sur Paris Première :
« ... Il a proposé
qu’on se voit, il m’a donné une adresse, que je ne connaissais pas, déjà ça m’a étonné parce que je connais un petit peu sa vie, plus ou moins, donc je sais où il habite, je sais
où est sa permanence, l’Assemblée je vois un peu où c’est situé. Rien de tout ça.
Je suis arrivée devant l’adresse,
je me suis garée, je suis montée, c’était un appartement vide, complètement vide, avec un magnétoscope, une télévision, un lit au fond, très beau, il a bon goût, Monsieur a bon goût, poutres
apparentes sublimes, sur cour intérieure, et puis là il a gentiment fermé la porte. J’ai posé le magnétophone tout de suite pour enregistrer, il a voulu que je lui tienne la main pour répondre,
parce qu’il m’a dit « je n’y arriverai pas si vous ne me tenez pas la main », et puis après la main c’est passé au bras, et c’est passé un peu plus loin, donc j’ai tout de suite
arrêté...
Je suis arrivée là-bas, j’avais un col roulé noir, ça fait peut-être triper les mecs un col roulé noir mais faut arrêter, et après surtout c’est que ça s’est très très mal fini, parce qu’on a
fini par se battre, donc ça s’est fini très très violemment, puisque je lui ai dit clairement... [intervention d’un invité] non non on s’est battu au sol, pas qu’une paire de baffes, moi j’ai donné des coups de pieds, il a dégrafé mon
soutien-gorge, il a essayé d’ouvrir mon jean... Ça a très mal fini, mais moi ce qui m’a marqué... [coupure montage].Bon moi j’ai fini par partir, il m’a envoyé tout de suite un texto en disant « alors je vous fais
peur ? » d’un air un peu provocateur, et je lui avais parlé quand on se battait, je lui avais dit le mot « viol » pour lui faire peur, ça ne lui a pas fait
peur plus que ça, comme quoi apparemment il était accoutumé, et après il a pas arrêté de m’envoyer des textos en disant « je vous fais
peur ? »
Selon Tristane Banon, DSK l’aurait empêchée de publier les passages le concernant :
« Anne Carrière a eu les jetons, elle a retiré le chapitre, ce qui, je pense, a été sincèrement une connerie car des journalistes l’avaient reçu... Ce que je n’ai vraiment pas apprécié c’est ce qu’il a fait après. Car dans l’histoire je n’étais pas méchante, je ne portais pas plainte, je retirais le chapitre, je faisais tout ce qu’il disait de faire. Il y avait beaucoup d’interviews de prévues dans la presse écrite, des passages télé, etc. et il a appelé Marc-Olivier Fogiel en lui demandant d’annuler parce qu’il avait peur que je parle de ça, chez lui parce que c’était du direct. Maintenant, c’est parole contre parole. C’est ce que m’a dit Marc-Olivier Fogiel et je ne vois pas pourquoi il me mentirait, mais Fogiel m’a dit, alors qu’il m’avait invitée (j’ai encore l’invitation de sa production), il m’a dit écoute Tristane, on me menace de couper le faisceau si je te laisse passer ».
On peut toujours épiloguer et se demander qui est ce « on » capable de censurer les passages où il est question de lui sur une chaîne câblée, de censurer un éditeur, de menacer de black-outer une émission de divertissement sur une chaîne grand public ?
« Le seul vrai problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes, écrivait dans un de ses billets Jean Quatremer. Trop pressant, il frôle souvent le harcèlement. Un travers connu des médias, mais dont personne ne parle (on est en France). Or, le FMI est une institution internationale où les mœurs sont anglo-saxonnes. Un geste déplacé, une allusion trop précise, et c’est la curée médiatique. ».
Que va faire désormais le FMI de ces révélations ?
Dans les jours qui viennent, attendons-nous à un lavage de linge sale en règle, tant à droite qu'à gauche... Tentative de viol ou pas, séquestration, un homme qui commet un tel délit, n'oublie pas son téléphone portable sur le lieu du délit. S'il le fait, ce serait un sinistre crétin qui ne mérite pas d'être à la tête d'un pays.
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